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Jason Read est un jeune philosophe universitaire américain, spécialiste de Marx, Spinoza et Deleuze. Depuis 2006, il tient un blog intitulé <em>unemployed negativity</em> où il parle de ses lectures, commente l’actualité, et livre aussi ses impressions sur des films et des séries populaires. Depuis quelques années, les philosophes ont investi le terrain des cultural studies, de la pop culture.

Quatre textes sur les films de super-héros – Jason READ

Jason Read est un jeune philosophe universitaire américain, spécialiste de Marx, Spinoza et Deleuze. Depuis 2006, il tient un blog intitulé unemployed negativity où il parle de ses lectures, commente l’actualité, et livre aussi ses impressions sur des films et des séries populaires. Depuis quelques années, les philosophes ont investi le terrain des cultural studies, de la pop culture.

Pour les tenants de l'École de Francfort qui ont anticipé <em>a priori</em> le devenir d'une industrie culturelle comme le cinéma, son statut conjoint de septième art est loin d'être établi. On peut démonter les clichés de <em>la machine à fabriquer des saucisses</em>, selon l'expression d'Erich von Stroheim, pour dénoncer le système hollywoodien qui l'avait broyé. <em>A posteriori</em>, des cinéastes diagnostiqueront la mort du cinéma d'art après une période où l'industrie avait besoin de l'invention par les précurseurs de formes esthétiques pour nourrir son langage para-publicitaire esthétisant. Alors, cet article interroge les conflits idéologiques, commerciaux et esthétiques qui ont fait des<em> Rapaces</em> d'Erich von Stroheim un des films martyrs de l'histoire du cinéma... sauvant l'aura du septième art ?

Stroheim : Hollywood, la machine à fabriquer des saucisses – Marc HIVER

Pour les tenants de l’École de Francfort qui ont anticipé a priori le devenir d’une industrie culturelle comme le cinéma, son statut conjoint de septième art est loin d’être établi. On peut démonter les clichés de la machine à fabriquer des saucisses, selon l’expression d’Erich von Stroheim, pour dénoncer le système hollywoodien qui l’avait broyé. A posteriori, des cinéastes diagnostiqueront la mort du cinéma d’art après une période où l’industrie avait besoin de l’invention par les précurseurs de formes esthétiques pour nourrir son langage para-publicitaire esthétisant. Alors, cet article interroge les conflits idéologiques, commerciaux et esthétiques qui ont fait des Rapaces d’Erich von Stroheim un des films martyrs de l’histoire du cinéma… sauvant l’aura du septième art ?

Au moment où des théories complotistes redoublent en intensité sur la Toile dans le sillage des événements récents, Marc Hiver revient sur la généalogie du concept de la Kulturindustrie chez Adorno et Horkheimer, en tissant des liens entre les chapitres disparates de leur livre classique, Dialectique de la Raison. Nietzche, pour qui la mort du Dieu chrétien serait le marqueur d'une crise de la rationalité, est une référence incontournable pour les deux philosophes francfortiens. Marc Hiver conclut que la crise épistémologique de la rationalité doit être analysée du point de vue de la Raison, pas sous la forme d'une pensée irrationnelle, et a fortiori, pas celle des sophistes qui sévissent actuellement sur la Toile.

Kulturindustrie et crise de la rationalité – Marc HIVER

Au moment où des théories complotistes redoublent en intensité sur la Toile dans le sillage des événements récents, Marc Hiver revient sur la généalogie du concept de la Kulturindustrie chez Adorno et Horkheimer, en tissant des liens entre les chapitres disparates de leur livre classique, Dialectique de la Raison. Nietzche, pour qui la mort du Dieu chrétien serait le marqueur d’une crise de la rationalité, est une référence incontournable pour les deux philosophes francfortiens. Marc Hiver conclut que la crise épistémologique de la rationalité doit être analysée du point de vue de la Raison, pas sous la forme d’une pensée irrationnelle, et a fortiori, pas celle des sophistes qui sévissent actuellement sur la Toile.

L’hégémonisme des industriels de la culture musicale et du disque voudrait nous faire prendre ces pulsations idéologiques, non pour ce qu’elles sont : une valeur idéologique, mais pour une scansion naturelle de l’art. Or, ne faut-il voir dans cette rythmique esthétique et sociale qu’une naturalisation industrialisée ?

Pulsation idéologique et industrie culturelle – Marc HIVER

L’hégémonisme des industriels de la culture musicale et du disque voudrait nous faire prendre ces pulsations idéologiques, non pour ce qu’elles sont : une valeur idéologique, mais pour une scansion naturelle de l’art. Or, ne faut-il voir dans cette rythmique esthétique et sociale qu’une naturalisation industrialisée ?

Voici une nouvelle rubrique initiée par le webmaster de la Web-revue. Nous espérons que tous nos lecteurs auront à cœur de la compléter en nous contactant. Seules les citations sourcées (en termes de références bibliographiques) seront retenues car trop souvent les sites de citations sur la toile ne respectent pas cette exigence intellectuelle minimale.

Citations [traduites en français] de T.W. Adorno et Max Horkheimer – Le Webmaster & Cie

Voici une nouvelle rubrique initiée par le webmaster de la Web-revue. Nous espérons que tous nos lecteurs auront à cœur de la compléter en nous contactant. Seules les citations sourcées (en termes de références bibliographiques) seront retenues car trop souvent les sites de citations sur la toile ne respectent pas cette exigence intellectuelle minimale.

Comment le jazz « authentique » a donné naissance à un jazz « populaire » (notamment par la médiation du rhythm and blues) puis à une variété jazzy et au rock and roll, bref, à la nouvelle musique populaire américaine ? Et cette musique s’étant exportée, devenant celle de l’américanisation, comment le jazz « populaire » est-il devenu la bande-son de nos sociétés industrielles ? Poser ces questions n’est pas sans intérêt musical, psychologique, sociologique, politique et pas seulement économique dans notre champ interdisciplinaire des industries culturelles.

La Motown : une fabrique de tubes – Marc HIVER

Comment le jazz « authentique » a donné naissance à un jazz « populaire » (notamment par la médiation du rhythm and blues) puis à une variété jazzy et au rock and roll, bref, à la nouvelle musique populaire américaine ? Et cette musique s’étant exportée, devenant celle de l’américanisation, comment le jazz « populaire » est-il devenu la bande-son de nos sociétés industrielles ? Poser ces questions n’est pas sans intérêt musical, psychologique, sociologique, politique et pas seulement économique dans notre champ interdisciplinaire des industries culturelles.

Si les études sur la personnalité autoritaire se sont inspirées de la structure masochiste développée par la propagande fasciste, elles ont peu à peu été appliquées à un contexte apparemment beaucoup moins dramatique, mais pour T.W. Adorno tout aussi insidieux : l'industrialisation et la marchandisation de la culture au cœur-même de nos démocraties révélant leur côté obscur, démagogique. Tenter de contrôler de l'intérieur le bon plaisir, l'imaginaire, la part de rêve et d'utopie du consommateur de biens culturels, est un enjeu idéologique qui traverse les sphères esthétique, sociale et politique.

Imaginaire, rêve et plaisir – Marc HIVER

Si les études sur la personnalité autoritaire se sont inspirées de la structure masochiste développée par la propagande fasciste, elles ont peu à peu été appliquées à un contexte apparemment beaucoup moins dramatique, mais pour T.W. Adorno tout aussi insidieux : l’industrialisation et la marchandisation de la culture au cœur-même de nos démocraties révélant leur côté obscur, démagogique. Tenter de contrôler de l’intérieur le bon plaisir, l’imaginaire, la part de rêve et d’utopie du consommateur de biens culturels, est un enjeu idéologique qui traverse les sphères esthétique, sociale et politique.

Interroger l’analogie entre le mouvement de l’image et le mouvement en musique revient à opérer la critique d’une évidence du sens commun cinéphilique et des pratiques musicales de l'industrie culturelle cinématographique.  Inverser le rapport du son (surtout de la musique) et de l’image dans une sorte de renversement copernicien, impliquant que c’est l’image qui tournerait autour du son et pas l’inverse, remettrait in fine en cause le dogme toujours en vigueur d’un « monde des images ».

Le mouvement : la question en musique et au cinéma – Marc HIVER

Interroger l’analogie entre le mouvement de l’image et le mouvement en musique revient à opérer la critique d’une évidence du sens commun cinéphilique et des pratiques musicales de l’industrie culturelle cinématographique. Inverser le rapport du son (surtout de la musique) et de l’image dans une sorte de renversement copernicien, impliquant que c’est l’image qui tournerait autour du son et pas l’inverse, remettrait in fine en cause le dogme toujours en vigueur d’un « monde des images ».