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La question de l’apport créatif ou artistique a toujours posé problème dans l’analyse des séries télévisées, tant leur production est industrielle, et tant elles résistent à la notion d’auteur, qui a permis aux études du cinéma d’intégrer la culture humaniste. À cet égard, le statut artistique de la série télévisée reste incertain, et même les productions jouissant d'un succès d'estime tendent à disparaître dans un trou noir, une fois sorties de l'antenne.

De qui vient « l’apport créatif » dans la production des séries télévisées ? – David BUXTON

La question de l’apport créatif ou artistique a toujours posé problème dans l’analyse des séries télévisées, tant leur production est industrielle, et tant elles résistent à la notion d’auteur, qui a permis aux études du cinéma d’intégrer la culture humaniste. À cet égard, le statut artistique de la série télévisée reste incertain, et même les productions jouissant d’un succès d’estime tendent à disparaître dans un trou noir, une fois sorties de l’antenne.

Pour les tenants de l'École de Francfort qui ont anticipé <em>a priori</em> le devenir d'une industrie culturelle comme le cinéma, son statut conjoint de septième art est loin d'être établi. On peut démonter les clichés de <em>la machine à fabriquer des saucisses</em>, selon l'expression d'Erich von Stroheim, pour dénoncer le système hollywoodien qui l'avait broyé. <em>A posteriori</em>, des cinéastes diagnostiqueront la mort du cinéma d'art après une période où l'industrie avait besoin de l'invention par les précurseurs de formes esthétiques pour nourrir son langage para-publicitaire esthétisant. Alors, cet article interroge les conflits idéologiques, commerciaux et esthétiques qui ont fait des<em> Rapaces</em> d'Erich von Stroheim un des films martyrs de l'histoire du cinéma... sauvant l'aura du septième art ?

Stroheim : Hollywood, la machine à fabriquer des saucisses – Marc HIVER

Pour les tenants de l’École de Francfort qui ont anticipé a priori le devenir d’une industrie culturelle comme le cinéma, son statut conjoint de septième art est loin d’être établi. On peut démonter les clichés de la machine à fabriquer des saucisses, selon l’expression d’Erich von Stroheim, pour dénoncer le système hollywoodien qui l’avait broyé. A posteriori, des cinéastes diagnostiqueront la mort du cinéma d’art après une période où l’industrie avait besoin de l’invention par les précurseurs de formes esthétiques pour nourrir son langage para-publicitaire esthétisant. Alors, cet article interroge les conflits idéologiques, commerciaux et esthétiques qui ont fait des Rapaces d’Erich von Stroheim un des films martyrs de l’histoire du cinéma… sauvant l’aura du septième art ?