Interroger l’analogie entre le mouvement de l’image et le mouvement en musique revient à opérer la critique d’une évidence du sens commun cinéphilique et des pratiques musicales de l’industrie culturelle cinématographique.
A la tête d’un système à bout de souffle, les moguls californiens vont en effet laisser libre cours à partir de la fin des années 1960 à une nouvelle génération de cinéastes (et d’acteurs) dont l’ambition avouée est de dynamiter le studio system.
Les nouvelles images prétendent tout montrer dans le cadre idéologique d’un pseudo-monde des images. Or les trous et l’aveuglement y sont pourtant aussi indissociables car on ne peut abstraire l’image du regard porté sur elle.