On peut aborder ce texte aussi bien comme une lecture des films de Michael Cimino au prisme de Siegfried Kracauer que des théories filmiques de Kracauer au prisme de Cimino.
Aux États-Unis comme ailleurs, l’affaire semble entendue : la fin du fameux « pouvoir prescripteur » de la critique la condamne aux marges du champ médiatique.
A la tête d’un système à bout de souffle, les moguls californiens vont en effet laisser libre cours à partir de la fin des années 1960 à une nouvelle génération de cinéastes (et d’acteurs) dont l’ambition avouée est de dynamiter le studio system.