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Février 2019 – Dans ce numéro spécial Séries TV, les entrées, parfois légèrement réactualisées, portant sur les séries TV de la rubrique « Actualités » depuis le début de la Web-revue.

Actualités des industries culturelles et de communication, #68, février 2019, spécial séries télévisées

Février 2019 – Dans ce numéro spécial Séries TV, les entrées, parfois légèrement réactualisées, portant sur les séries TV de la rubrique « Actualités » depuis le début de la Web-revue.

La nouvelle vague de séries policières « scientifiques » des années 2000, et en particulier les franchises CSI, est qualifiée aux États-Unis de « blockbuster TV shows ». Les financements proviennent de différentes sources et il arrive fréquemment qu’une série acquière une double nationalité, car une partie des investisseurs sont d’origine étrangère, ce sont souvent des sociétés de production canadiennes.

Les séries policières « scientifiques » des années 2000 : les franchises « CSI », « NCIS », « Bones » – Amélie FRÉMONT

La nouvelle vague de séries policières « scientifiques » des années 2000, et en particulier les franchises CSI, est qualifiée aux États-Unis de « blockbuster TV shows ». Les financements proviennent de différentes sources et il arrive fréquemment qu’une série acquière une double nationalité, car une partie des investisseurs sont d’origine étrangère, ce sont souvent des sociétés de production canadiennes.

La question de l’apport créatif ou artistique a toujours posé problème dans l’analyse des séries télévisées, tant leur production est industrielle, et tant elles résistent à la notion d’auteur, qui a permis aux études du cinéma d’intégrer la culture humaniste. À cet égard, le statut artistique de la série télévisée reste incertain, et même les productions jouissant d'un succès d'estime tendent à disparaître dans un trou noir, une fois sorties de l'antenne.

De qui vient « l’apport créatif » dans la production des séries télévisées ? – David BUXTON

La question de l’apport créatif ou artistique a toujours posé problème dans l’analyse des séries télévisées, tant leur production est industrielle, et tant elles résistent à la notion d’auteur, qui a permis aux études du cinéma d’intégrer la culture humaniste. À cet égard, le statut artistique de la série télévisée reste incertain, et même les productions jouissant d’un succès d’estime tendent à disparaître dans un trou noir, une fois sorties de l’antenne.

À partir de la formule de Borges, « toute la métaphysique n’est qu’une partie de la littérature fantastique », on comprend que celle-ci (ainsi que les récits mythiques de la science-fiction) est la métaphysique de notre époque. Et c’est sans doute une des principales raisons du succès planétaire de Game of Thrones, à savoir son caractère allégorique d’un monde en proie à des querelles intestines, et en attente de la catastrophe qui semblerait imminente (« winter is coming »).

« Game of Thrones » ou les crises de l’empire – Anne-Lise MELQUIOND

À partir de la formule de Borges, « toute la métaphysique n’est qu’une partie de la littérature fantastique », on comprend que celle-ci (ainsi que les récits mythiques de la science-fiction) est la métaphysique de notre époque. Et c’est sans doute une des principales raisons du succès planétaire de Game of Thrones, à savoir son caractère allégorique d’un monde en proie à des querelles intestines, et en attente de la catastrophe qui semblerait imminente (« winter is coming »).

Cet article est originalement paru en ligne dans la revue australienne <em>senses of cinema</em> #88 en octobre 2018. Il a été traduit par David Buxton pour la web-revue avec la permission de l'éditeur.

Dans une culture impulsée par le marché et par l’exploitation des données, les films de science-fiction contemporains ont adopté le paradigme du dualisme sécularisé et de l’intelligence artificielle comme la prochaine étape d’évolution. Plutôt que d’offrir la catharsis d’une « esthétique de destruction », ces films apportent de la clôture à nos anxiétés dans leurs fins dystopiques. Si être humain c’est d’être conscient, alors la conscience « artificielle » représente le triomphe évolutionniste de l’humanité.

L’intelligence artificielle (IA) dans le cinéma et la Seconde Venue – Robert ALPERT

Cet article est originalement paru en ligne dans la revue australienne senses of cinema #88 en octobre 2018. Il a été traduit par David Buxton pour la web-revue avec la permission de l’éditeur.

Dans une culture impulsée par le marché et par l’exploitation des données, les films de science-fiction contemporains ont adopté le paradigme du dualisme sécularisé et de l’intelligence artificielle comme la prochaine étape d’évolution. Plutôt que d’offrir la catharsis d’une « esthétique de destruction », ces films apportent de la clôture à nos anxiétés dans leurs fins dystopiques. Si être humain c’est d’être conscient, alors la conscience « artificielle » représente le triomphe évolutionniste de l’humanité.

Michelle Chihara enseigne la littérature américaine contemporaine et la <em>creative writing</em> à Whittier College, une université privée au sud-est de Los Angeles ; elle est aussi responsable des pages économiques de la <em>Los Angeles Review of Books</em>, et auteure de fictions primées. Cet entretien, traduit par David Buxton pour la Web-revue, fut publié sur le site de la Johns Hopkins University Press à l'occasion de la publication de son article « Extreme Hoards : Race, Reality Television & Real Estate Value during the 2008 Financial Crisis » dans la revue <em>Postmodern Culture.</em>  L'approche esquissée ici marie la téléréalité, la conjoncture économique et la culture populaire au sens large.

Crise financière et téléréalité : un entretien avec Michelle CHIHARA

Michelle Chihara enseigne la littérature américaine contemporaine et la creative writing à Whittier College, une université privée au sud-est de Los Angeles ; elle est aussi responsable des pages économiques de la Los Angeles Review of Books, et auteure de fictions primées. Cet entretien, traduit par David Buxton pour la Web-revue, fut publié sur le site de la Johns Hopkins University Press à l’occasion de la publication de son article « Extreme Hoards : Race, Reality Television & Real Estate Value during the 2008 Financial Crisis » dans la revue Postmodern Culture. L’approche esquissée ici marie la téléréalité, la conjoncture économique et la culture populaire au sens large.

Jason Read est philosophe, spécialiste de Marx, Spinoza et Deleuze, qui enseigne à l'université du Maine du Sud à Portland. Depuis 2006, il anime un blog, « unemployed negativity » dans lequel il livre régulièrement ses commentaires sur des livres, des films et des séries. Le texte ci-dessous, posté le 28 juin 2018, n'est donc pas un article à prétention académique, d'où le ton informel. Il contient néanmoins des pistes intéressantes sur l'intégration du marketing dans la scénarisation même du film contemporain. Il a été traduit de l'américain par moi, et validé par Jason Read (David Buxton).

L’accumulation primitive de la préhistoire : sur les films de dinosaures – Jason READ

Jason Read est philosophe, spécialiste de Marx, Spinoza et Deleuze, qui enseigne à l’université du Maine du Sud à Portland. Depuis 2006, il anime un blog, « unemployed negativity » dans lequel il livre régulièrement ses commentaires sur des livres, des films et des séries. Le texte ci-dessous, posté le 28 juin 2018, n’est donc pas un article à prétention académique, d’où le ton informel. Il contient néanmoins des pistes intéressantes sur l’intégration du marketing dans la scénarisation même du film contemporain. Il a été traduit de l’américain par moi, et validé par Jason Read (David Buxton).

Une difficulté en cachant toujours une autre et l’analyse étant interminable comme aimait à le rappeler Freud, il faut revenir à cette critique d'Adorno et Eisler vis-à-vis d’Eisenstein, pourtant « le seul créateur de cinéma d’importance qui soit jusqu’ici entré dans la discussion esthétique ».

Parce qu’une fois de plus, au travers de ce contre-exemple, Adorno en profite pour préciser sa pensée dans un débat sur l’ouvrage The Film Sense d’Eisenstein. Pourquoi, d'après Adorno et Eisler, « les réflexions personnelles d’Eisenstein sur la base des rapports entre le cinéma et la musique n’échappent pas tout à fait au cercle vicieux de la forme de pensée qu’à juste titre il a combattue » ?

La question Eisenstein chez T. W. Adorno et Hans Eisler – Marc HIVER

Une difficulté en cachant toujours une autre et l’analyse étant interminable comme aimait à le rappeler Freud, il faut revenir à cette critique d’Adorno et Eisler vis-à-vis d’Eisenstein, pourtant « le seul créateur de cinéma d’importance qui soit jusqu’ici entré dans la discussion esthétique ».

Parce qu’une fois de plus, au travers de ce contre-exemple, Adorno en profite pour préciser sa pensée dans un débat sur l’ouvrage The Film Sense d’Eisenstein. Pourquoi, d’après Adorno et Eisler, « les réflexions personnelles d’Eisenstein sur la base des rapports entre le cinéma et la musique n’échappent pas tout à fait au cercle vicieux de la forme de pensée qu’à juste titre il a combattue » ?

La trilogie de science-fiction <em>Trois Corps</em> de Liu Cixin, succès commercial énorme en Chine et dans le monde entier, raconte la future invasion de la Terre par une civilisation extraterrestre plus avancée et agressive, qui repère notre planète grâce à la traitrise d'une scientifique chinoise dépitée par ce qu'elle et sa famille ont subi lors de la Révolution culturelle.

« Le Problème à trois corps » et la science-fiction chinoise – LIU Cixin

La trilogie de science-fiction Trois Corps de Liu Cixin, succès commercial énorme en Chine et dans le monde entier, raconte la future invasion de la Terre par une civilisation extraterrestre plus avancée et agressive, qui repère notre planète grâce à la traitrise d’une scientifique chinoise dépitée par ce qu’elle et sa famille ont subi lors de la Révolution culturelle.