
{"id":9481,"date":"2014-04-01T04:00:51","date_gmt":"2014-04-01T02:00:51","guid":{"rendered":"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/?p=9481"},"modified":"2015-06-03T18:11:34","modified_gmt":"2015-06-03T16:11:34","slug":"actualites-des-industries-culturelles-et-numeriques-19-avril-2014","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/actualites-des-industries-culturelles-et-numeriques-19-avril-2014\/","title":{"rendered":"Actualit\u00e9s des industries culturelles et num\u00e9riques #19, avril 2014"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9481?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9481?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\" \/><\/a><\/div><p><a name=\"haut\"><\/a><\/p>\n<p><strong>Cette rubrique propose de suivre les actualit\u00e9s des industries culturelles et cr\u00e9atives du c\u00f4t\u00e9 des professionnels de la publicit\u00e9 et du marketing, qui sont souvent divis\u00e9s quant \u00e0 la bonne strat\u00e9gie \u00e0 adopter face \u00e0 l\u2019innovation technologique constante, d\u2019o\u00f9 des d\u00e9bats \u00ab internes \u00bb dont doit tenir compte l\u2019approche critique de cette web-revue.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Article interdit \u00e0 la reproduction payante<\/p>\n<h2><em><span style=\"font-size: 16px;\">Plus belle la vie<\/span><\/em><span style=\"font-size: 16px;\"> : l&rsquo;industrialisation t\u00e9l\u00e9visuelle \u00e0 la fran\u00e7aise<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Feuilleton tourn\u00e9 au rythme d&rsquo;un <em>soap<\/em>, qui m\u00e9lange des intrigues polici\u00e8res et sentimentales, <em>Plus belle la vie <\/em>(France 3) f\u00eate cette ann\u00e9e ses dix ans. Inspir\u00e9 de deux <em>soaps <\/em>britanniques, <em>Coronation Street <\/em>(ITV) et <em>Eastenders<\/em> (BBC1) cr\u00e9\u00e9s il y a environ 50 ans (et qui durent toujours), il fut lanc\u00e9 au 30 ao\u00fbt 2004, suite \u00e0 un appel d&rsquo;offres remport\u00e9 par Telfrance parmi 120 dossiers d\u00e9pos\u00e9s. Le directeur g\u00e9n\u00e9ral de Telfrance S\u00e9rie, Hubert Besson, est autant industriel que producteur ; au fil des ann\u00e9es, il a d\u00e9cortiqu\u00e9 le processus de fabrication pour parvenir \u00e0 une optimisation unique au monde, au point que m\u00eame les producteurs br\u00e9siliens de <em>telenovelas\u00a0<\/em>se sont inspir\u00e9s des m\u00e9thodes qu&rsquo;il a mises au point. A ce jour, quelques 2440 \u00e9pisodes ont \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9s, au rythme de 260 \u00e9pisodes par an. Chaque \u00e9pisode co\u00fbte environ 85 000 \u20ac (un \u00e9pisode d&rsquo;une s\u00e9rie polici\u00e8re fran\u00e7aise, diffus\u00e9e \u00e0 un rythme certes moins contraignant, peut monter \u00e0 1,3 million \u20ac).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/plus-belle-la-vie.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-9491\" title=\"plus belle la vie\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/plus-belle-la-vie.jpg\" alt=\"\" width=\"251\" height=\"201\" \/><\/a>PBLV<\/em> rel\u00e8ve de \u00ab\u00a0m\u00e9triques\u00a0\u00bb bien rod\u00e9es. Un \u00e9pisode contient 17 s\u00e9quences et 2 \u00ab\u00a0suites\u00a0\u00bb (des s\u00e9quences plus longues tourn\u00e9es sans d\u00e9placer les cam\u00e9ras). Un personnage a droit \u00e0 deux d\u00e9cors : le professionnel (son bureau) et le personnel (son appartement). Le sc\u00e9nario, c&rsquo;est 16 personnages sur le m\u00eame \u00e9pisode. Quant \u00e0 la musique, c&rsquo;est un directeur artistique, 4 compositeurs et 70 musiciens \u00e0 Budapest, pour un co\u00fbt annuel de 20 000 euros, tarif imbattable. Le succ\u00e8s d&rsquo;audience est au rendez-vous pour ce feuilleton tourn\u00e9 \u00e0 Marseille : 5,5 millions de t\u00e9l\u00e9spectateurs par jour en audience cumul\u00e9e, et 10 millions qui regardent au moins une fois dans la semaine. Comme il se doit, Telefrance se met \u00e0 d\u00e9cliner la marque : une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre, des romans, un jeu vid\u00e9o, un journal, des tee-shirts, une application pour smartphone, et r\u00e9cemment un <em>spin-off<\/em> intitul\u00e9 <em>Une vie en or<\/em> qui d\u00e9veloppera l&rsquo;histoire de deux ancien personnages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Voici le fameux \u00ab\u00a0mod\u00e8le fran\u00e7ais\u00a0\u00bb d&rsquo;industrialisation audiovisuelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>1. Une \u00e9criture \u00e0 plusieurs mains d\u00e9coup\u00e9e en arches.<\/strong> <em>PBLV<\/em> emploie 30 auteurs en total dont 16 par \u00e9pisode. Neuf d&rsquo;entre eux cr\u00e9ent des histoires, elles-m\u00eames divis\u00e9es en arche A pour des s\u00e9quences s&rsquo;\u00e9talant sur deux mois (en g\u00e9n\u00e9ral, des intrigues polici\u00e8res), en arche B sur deux semaines (des histoires sentimentales ou des sujets de soci\u00e9t\u00e9), et en arche C, sur une journ\u00e9e (la vie quotidienne, l\u00e9g\u00e8re et humoristique). Ces derni\u00e8res sont faites de petits gags. Ce travail d\u00e9bouche sur un \u00ab\u00a0s\u00e9quencier\u00a0\u00bb; ensuite, sept autres \u00e9crivains assurent le \u00ab\u00a0dialoguage\u00a0\u00bb. Une directrice litt\u00e9raire et un coordinatrice contr\u00f4lent l&rsquo;ensemble des t\u00e2ches.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>2. Trois mois de pr\u00e9paration et de r\u00e9p\u00e9tition. <\/strong>Trois mois s&rsquo;\u00e9coulent en moyenne entre la premi\u00e8re s\u00e9ance avec les auteurs et le jour du tournage. Plusieurs r\u00e9unions ont lieu toutes les semaines : une consacr\u00e9e aux d\u00e9cors, une autre aux costumes (un stock de 10 000 pi\u00e8ces), et une autres aux textes. Les acteurs re\u00e7oivent les dialogues dix jours avant le tournage, et sont coach\u00e9s en amont ; on ne fait pas cinq ou six prises comme au cin\u00e9ma, et on privil\u00e9gie les com\u00e9diens de th\u00e9\u00e2tre, jug\u00e9s plus professionnels, ne serait-ce que pour la m\u00e9morisation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>3.\u00a0 <\/strong><strong>Un tournage calibr\u00e9 \u00e0 la minute. <\/strong>Chaque \u00e9pisode de 26 minutes est tourn\u00e9 en une journ\u00e9e de travail, sans heures suppl\u00e9mentaires. Pour un t\u00e9l\u00e9film, il faut compter 4 minutes \u00ab\u00a0utiles\u00a0\u00bb de tournage par jour, et pour un film, 2 minutes ; en comparaison, <em>PBLV<\/em>, c&rsquo;est l&rsquo;usine. Les r\u00e9alisateurs (au moins deux par \u00e9pisode, 15 en tout) dispose de trois cam\u00e9ras vid\u00e9o HD et assure en direct le mixage (<em>switch<\/em>). L&rsquo;organisation d&rsquo;une semaine de tournage tient \u00e0 une organisation du travail \u00e0 la mani\u00e8re de Toyota (z\u00e9ro d\u00e9lai). En r\u00e9gie, on suit le plan de travail sur iPad. Cinq plateaux (3000 m2) sont utilis\u00e9s, parfois simultan\u00e9ment ; dans le plus grand studio (1000 m2), un vieux quartier a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement reconstitu\u00e9, avec des maisons color\u00e9s en bois, du faux goudron en pouzzolane, et des ruelles qui montent et descendent. L&#8217;embl\u00e9matique Bar du Mistral se trouve dans une de ses rues artificielles (dans <em>Coronation Street<\/em>, son mod\u00e8le, il y a un pub, \u00ab\u00a0The Rover \u00bb). Les int\u00e9rieurs des personnages, de m\u00eame que leurs lieux de travail, sont des \u00ab\u00a0feuilles\u00a0\u00bb (d\u00e9cors tournants) mont\u00e9es sur glissi\u00e8res, et ont \u00e9t\u00e9 cr\u00e9es par les \u00e9quipes techniques de France 3.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>4. Une postproduction dop\u00e9e aux effets sp\u00e9ciaux.<\/strong> Un serveur informatique (\u00ab\u00a0le nodal\u00a0\u00bb) stocke toutes les images tourn\u00e9es pour faciliter le travail des \u00e9quipes de postproduction qui disposent de cinq bancs de montage. Chaque t\u00e2che est calibr\u00e9e : une journ\u00e9e d&rsquo;assemblage, une demi-journ\u00e9e de retouche, une demi-journ\u00e9e pour la maquette, une journ\u00e9e de montage son, une journ\u00e9e de l&rsquo;\u00e9talonnage. Telfrance affirme avoir investi 1,5 million d&rsquo;euros en postproduction, et pr\u00e8s du double pour les effets sp\u00e9ciaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Sources : \u00ab\u00a0Les Echos\u00a0\u00bb, 5 mars 2014 (Laurent Guez) ; <a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Plus_belle_la_vie\" target=\"_blank\">wikip\u00e9dia \u00ab\u00a0Plus belle la vie<\/a><\/em><a href=\"http:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Plus_belle_la_vie\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0<\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"su-box su-box-style-default\" id=\"\" style=\"border-color:#00998d;border-radius:3px;max-width:none\"><div class=\"su-box-title\" style=\"background-color:#00CCC0;color:#FFFFFF;border-top-left-radius:1px;border-top-right-radius:1px\">Commentaire du r\u00e9dacteur<\/div><div class=\"su-box-content su-u-clearfix su-u-trim\" style=\"border-bottom-left-radius:1px;border-bottom-right-radius:1px\">\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e9crier l&rsquo;incapacit\u00e9 des Fran\u00e7ais \u00e0 adopter un rythme de production \u00ab\u00a0\u00e0 l&rsquo;am\u00e9ricaine\u00a0\u00bb est un vieux serpent de mer (voir <a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/actualites-des-industries-culturelles-et-numeriques-16-janvier-2014\/\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0Actualit\u00e9s #16 \u00bb<\/a>), mais l&rsquo;exemple de <em>PBLV <\/em>semble indiquer que depuis 2004, la France a su d\u00e9passer le ma\u00eetre, au point d&rsquo;impressionner les producteurs de <em>telenovelas<\/em>. Lors des \u00ab\u00a0\u00c9tats g\u00e9n\u00e9raux de la fiction\u00a0\u00bb organis\u00e9s par TF1 le 29 juin 2007 pour adresser une \u00ab\u00a0crise\u00a0\u00bb reconnue par tous les acteurs du secteur, le <a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jacques-peskine.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-9512\" title=\"jacques peskine\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jacques-peskine.jpg\" alt=\"\" width=\"120\" height=\"120\" srcset=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jacques-peskine.jpg 120w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jacques-peskine-36x36.jpg 36w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jacques-peskine-115x115.jpg 115w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jacques-peskine-32x32.jpg 32w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jacques-peskine-64x64.jpg 64w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jacques-peskine-96x96.jpg 96w\" sizes=\"auto, (max-width: 120px) 100vw, 120px\" \/><\/a>producteur Fr\u00e9d\u00e9ric Krivine (<em>PJ<\/em>) \u00e9tait d&rsquo;avis qu&rsquo;il faudra \u00ab\u00a0<em>renoncer \u00e0 l&rsquo;artisanat<\/em>, <em>o\u00f9 les vieilles recettes ne fonctionnent plus<\/em> \u00bb, alors que Jacques Peskine (\u00e0 gauche), d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;Union syndicale de la production audiovisuelle, a estim\u00e9 que \u00ab\u00a0<em>le passage \u00e0 des s\u00e9ries de 24 \u00e9pisodes par an va conduire \u00e0 l&rsquo;adoption de m\u00e9thodes industrielles<\/em> \u00bb. Rythme jamais r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 ce jour en France [1]. Il est clair que ces professionnels se souciaient uniquement d&rsquo;am\u00e9liorer la productivit\u00e9 de la forme <em>s\u00e9rie<\/em>, plus prestigieuse sur le march\u00e9 international, et en premi\u00e8re ligne contre l&rsquo;envahisseur am\u00e9ricain.\u00a0\u00c0 c\u00f4t\u00e9, le tournage hyper-industrielle en France d&rsquo;un <em>feuilleton<\/em> ne semblait pas poser de probl\u00e8mes techniques insurmontables. Sans atteindre la \u00ab\u00a0qualit\u00e9\u00a0\u00bb de son mod\u00e8le britannique,\u00a0<em>PBLV<\/em> n&rsquo;a rien de d\u00e9shonorant, certes dans un genre o\u00f9 les crit\u00e8res \u00ab\u00a0artistiques\u00a0\u00bb sont faiblement pertinents. Ce jugement subjectif m\u00e9rite d&rsquo;\u00eatre explicit\u00e9. Contrairement \u00e0 son mod\u00e8le britannique, fortement enracin\u00e9 dans une r\u00e9gion, <em>PBLV <\/em>donne l&rsquo;impression de se passer en France, sans plus ; l&rsquo;action se situe dans un quartier populaire de Marseille, mais pratiquement personne ne parle avec un accent marseillais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En fait, tous les pays avec un minimum d&rsquo;infrastructure audiovisuelle ont r\u00e9ussi \u00e0 produire des feuilletons \u00e0 co\u00fbt modique, parfois dans des conditions quasi artisanales. Ces productions, empreintes de localisme, sont souvent tr\u00e8s populaires dans leur pays d&rsquo;origine, mais en g\u00e9n\u00e9ral, elles circulent peu d&rsquo;un pays \u00e0 l&rsquo;autre. Il est vrai que les codes r\u00e9gulant des histoires sentimentales diff\u00e8rent, soit subtilement (entre pays voisins), soit sensiblement (entre aires culturels et politiques), auquel cas l&rsquo;identification aux personnages devient impossible. \u00c0 part les \u00c9tats-Unis qui ont brad\u00e9 leurs <em>daytime soaps<\/em> et leurs <em>sitcoms <\/em>au monde entier, et la Grande-Bretagne qui a profit\u00e9 de son ancien empire, seuls quelques pays producteurs ont r\u00e9ussi \u00e0 avoir une pr\u00e9sence dans des march\u00e9s r\u00e9gionaux : Mexique (Am\u00e9rique latine), Br\u00e9sil (Am\u00e9rique latine et Afrique), Inde (Afrique), Hong Kong (Asie), \u00c9gypte (pays arabes), Turquie (monde islamique), Nigeria (Afrique anglophone), C\u00f4te d&rsquo;Ivoire (Afrique francophone). <em>PBLV <\/em>s&rsquo;est export\u00e9 dans le petit monde francophone (Belgique, Suisse, Qu\u00e9bec), plus quelques miettes (Finlande, Estonie, Bosnie, Serbie, Croatie) ; la version italienne, <em>Bella \u00e8 la vita<\/em>, a \u00e9t\u00e9 supprim\u00e9e faute d&rsquo;audience apr\u00e8s quelques mois. Quel que soit son succ\u00e8s dans son pays d&rsquo;origine, ce genre de production, sauf exception (<em>Friends<\/em>), s&rsquo;exporte difficilement.<\/p>\n<figure id=\"attachment_9510\" aria-describedby=\"caption-attachment-9510\" style=\"width: 150px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-thumbnail wp-image-9510\" title=\"jean d'arcy\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy-150x150.jpg 150w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy-36x36.jpg 36w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy-115x115.jpg 115w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy-32x32.jpg 32w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy-64x64.jpg 64w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy-96x96.jpg 96w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/jean-darcy-128x128.jpg 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-9510\" class=\"wp-caption-text\">Jean d&rsquo;Arcy (1913-83)<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pourquoi le feuilleton de 25 minutes n&rsquo;a-t-il pas pris en France ? Peut-\u00eatre pour les m\u00eames raisons que, jusque r\u00e9cemment, le format am\u00e9ricain de 52&prime; (60&prime; dans les ann\u00e9es 1950) pour un \u00e9pisode de s\u00e9rie n&rsquo;a pas pris non plus. Historiquement, la s\u00e9rie fran\u00e7aise a \u00e9t\u00e9 format\u00e9e dans une \u00ab\u00a0collection\u00a0\u00bb plus ou moins espac\u00e9e de t\u00e9l\u00e9films (de 90&prime;) \u00e0 personnages r\u00e9currents, et sa production (et sa programmation) a \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e en cons\u00e9quence (17 jours de tournage pour un \u00e9pisode de <em>Navarro<\/em>). Les premi\u00e8res ann\u00e9es de la t\u00e9l\u00e9vision fran\u00e7aise furent marqu\u00e9es par la recherche d&rsquo;une forme propre au m\u00e9dium, quelque part entre cin\u00e9ma et th\u00e9\u00e2tre. Sans pouvoir rivaliser avec des productions de cin\u00e9ma, il \u00e9tait n\u00e9anmoins important de rompre avec le mod\u00e8le th\u00e9\u00e2tral, synonyme de pauvret\u00e9 et de pass\u00e9isme. Jean d&rsquo;Arcy, directeur des programmes, a donn\u00e9 la consigne suivante aux r\u00e9alisateurs en 1952 : \u00ab\u00a0<em>Fabriquez-moi, avec des cam\u00e9ras de la vid\u00e9o, les deux studios que vous avez, plus des d\u00e9cors et des acteurs<\/em>, <em>quelque chose qui ressemble autant que possible aux films que je ne peux pas programmer<\/em> \u00bb[2]. Ce \u00ab\u00a0quelque chose\u00a0\u00bb devait devenir la s\u00e9rie fran\u00e7aise et le t\u00e9l\u00e9film (terme consacr\u00e9 vers la fin des ann\u00e9es 1960 \u00e0 la place du \u00ab\u00a0dramatique\u00a0\u00bb). La \u00ab\u00a0com\u00e9die de situation\u00a0\u00bb, forme th\u00e9\u00e2trale sans pr\u00e9tention artistique, devait \u00eatre r\u00e9serv\u00e9e plus tard aux pr\u00e9-adolescents (<em>H\u00e9l\u00e8ne et les Gar\u00e7ons<\/em> dans les ann\u00e9es 1980), ou aux cr\u00e9neaux ingrats de la nuit ou de l&rsquo;apr\u00e8s-midi (<em>Sous le soleil<\/em> dans les ann\u00e9es 1990), souvent pour des raisons de quotas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Reste le probl\u00e8me de l&rsquo;analyse universitaire de ce genre d&rsquo;\u00e9mission qui ne se pr\u00eate pas au jeu, ne serait-ce que, en raison des milliers (et parfois des dizaines de milliers) d&rsquo;\u00e9pisodes, il est incernable comme \u0153uvre. Y a-t-il autre chose \u00e0 dire que d&rsquo;insister sur son caract\u00e8re industriel ? Quand un produit culturel est industrialis\u00e9 \u00e0 ce point (c&rsquo;est le producteur lui-m\u00eame qui fait r\u00e9f\u00e9rence au \u00ab\u00a0mod\u00e8le Toyota\u00a0\u00bb de <em>lean manufacturing<\/em>), que reste-t-il du \u00ab\u00a0culturel\u00a0\u00bb ? Dans ces conditions, la conversion du produit en \u00ab\u00a0ph\u00e9nom\u00e8ne de soci\u00e9t\u00e9\u00a0\u00bb ne manque pas de lui apporter de la valeur. \u00ab\u00a0<em>C&rsquo;est le feuilleton <a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-9573\" title=\"hubert besson\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1-150x150.jpg 150w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1-36x36.jpg 36w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1-115x115.jpg 115w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1-32x32.jpg 32w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1-64x64.jpg 64w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1-96x96.jpg 96w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/hubert-besson1-128x128.jpg 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a>dont on se moque parfois dans certains milieux parisiens<\/em>, dit Hubert Besson, <em>mais il am\u00e8ne du d\u00e9bat social. Il permet au public de s&rsquo;identifier<\/em>. <em>Vous n&rsquo;imaginez pas son impact. Nous \u00e9voquons de nombreux sujets. Dans l&rsquo;une des saisons, il \u00e9tait question d&rsquo;homosexualit\u00e9. Eh bien, dans certaines familles, cela a permis \u00e0 de jeunes homosexuels d&rsquo;en parler enfin \u00e0 leurs parents. Dans un \u00e9pisode, nous avons trait\u00e9 du bapt\u00eame r\u00e9publicain, un acte citoyen peu connu des Fran\u00e7ais. Des centaines de demandes ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es dans les mairies \u00e0 la suite de la diffusion !<\/em>\u00a0\u00bb D&rsquo;abord, il est impossible d&rsquo;\u00e9crire \u00e0 un rythme quotidien sans surfer sur le fil de l&rsquo;actualit\u00e9, ne serait-ce que pour donner aux personnages quelque chose \u00e0 se dire. Ensuite, la fonction sociale avanc\u00e9e par Besson ne diff\u00e8re pas substantiellement de celle d&rsquo;un journal t\u00e9l\u00e9vis\u00e9 qui occupe le m\u00eame cr\u00e9neau de <em>PBLV<\/em> ; l\u00e0 aussi, il est parfois \u00ab\u00a0question d&rsquo;homosexualit\u00e9\u00a0\u00bb et les sujets ne sont pas exempts d&rsquo;une p\u00e9dagogie r\u00e9publicaine. Les universitaires, influenc\u00e9s par la deuxi\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration des <em>cultural studies<\/em> qui a privil\u00e9gi\u00e9 la r\u00e9ception \u00ab\u00a0active\u00a0\u00bb des t\u00e9l\u00e9spectateurs, voire leur \u00ab\u00a0r\u00e9sistance\u00a0\u00bb (John Fiske), ont aussi eu recours \u00e0 l&rsquo;alibi social afin de donner de la valeur \u00e0 leurs objets d&rsquo;\u00e9tude, transform\u00e9s du coup en textes potentiellement \u00ab\u00a0progressistes\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0f\u00e9ministes\u00a0\u00bb, anti-racistes, etc. Critiquer une \u00e9mission de ce type serait aussi \u00ab\u00a0moquer\u00a0\u00bb le public populaire qui la regarde. Dans leurs sph\u00e8res respectives, les strat\u00e9gies des universitaires et des producteurs se rejoignent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-9577\" title=\"television\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1-150x150.jpg 150w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1-36x36.jpg 36w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1-115x115.jpg 115w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1-32x32.jpg 32w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1-64x64.jpg 64w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1-96x96.jpg 96w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/television1-128x128.jpg 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a>Par principe, aucun objet existant ne devrait \u00eatre jug\u00e9 indigne de l&rsquo;universit\u00e9. Mais le feuilleton pose probl\u00e8me pour une approche critique qui ne veut pas passer outre les contenus. Faire administrer des questionnaires portant sur la r\u00e9ception, comme dans cette branche de sociologie proche des enqu\u00eates de marketing, risque de produire des \u00ab\u00a0artefacts\u00a0\u00bb (des r\u00e9ponses conditionn\u00e9es par des questions \u00ab\u00a0artificielles\u00a0\u00bb).\u00a0\u00c0 la diff\u00e9rence des s\u00e9ries, qui comportent un projet identifiable, les contenus des feuilletons sont conventionnels, et les opinions qui y sont exprim\u00e9es se dispersent parmi les personnages. On pourrait reprendre l&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;influence sociale \u00e9nonc\u00e9e par le producteur Besson, et relire un texte relativement peu connu d&rsquo;Adorno datant de 1954 (\u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.persee.fr\/web\/revues\/home\/prescript\/article\/reso_0751-7971_1990_num_9_44_1806\" target=\"_blank\">La t\u00e9l\u00e9vision et les <em>patterns<\/em> de la culture de masse\u00a0\u00bb)<\/a>, qui aborde la fiction s\u00e9rielle \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision am\u00e9ricaine \u00e0 ses d\u00e9buts. En r\u00e9sum\u00e9, Adorno affirme que la s\u00e9rialisation renforce les st\u00e9r\u00e9otypes sociaux par la r\u00e9p\u00e9tition de <em>patterns<\/em> de comportement pr\u00e9visibles. Le psychologisme de cet argument m&rsquo;a toujours g\u00ean\u00e9, mais on pourrait le recadrer dans le sens d&rsquo;une analyse des micro-comportements (y compris du langage), normatifs et contre-normatifs, o\u00f9 se jouent les enjeux de l&rsquo;int\u00e9gration sociale, du conformisme n\u00e9cessaire et de la transgression permise (par exemple, le petit scandale m\u00e9diatique d\u00e9clench\u00e9 par la sc\u00e8ne de roulage de joint ce mois-ci dans <em>PBLV<\/em>, affaire qui n&rsquo;a pas fait long feu).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[1] La s\u00e9rie fran\u00e7aise <em>RIS<\/em>, calque de <em>CSI<\/em> (<em>Les Experts<\/em>), avait pr\u00e9vu de tourner 18 \u00e9pisodes en 2007 et a r\u00e9ussi \u00e0 en tourner 16, record fran\u00e7ais. La norme pour les s\u00e9ries diffus\u00e9es sur le c\u00e2ble aux \u00c9tats-Unis est de 12-13 \u00e9pisodes par an. La tendance<em>, <\/em>en raison de la consommation croissante des s\u00e9ries en ligne (l&rsquo;effet Netflix), sera peut-\u00eatre encore \u00e0 la baisse. La derni\u00e8re s\u00e9rie \u00e0 se faire remarquer sur HBO, <em>True Detective<\/em>, se contente de 8 \u00e9pisodes par saison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">[2] Cit\u00e9 par Gilles Delavaud, <em>L&rsquo;art de la t\u00e9l\u00e9vision. Histoire et esth\u00e9tique de la dramatique t\u00e9l\u00e9vis\u00e9e (1950-65)<\/em>, De Boeck\/INA, Bruxelles, 2005, p. 57. Voir aussi le chapitre un, \u00ab\u00a0S\u00e9ries fran\u00e7aises et s\u00e9ries am\u00e9ricaines\u00a0\u00bb, de mon <em>S\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es. Forme, id\u00e9ologie et mode de production<\/em>, L&rsquo;Harmattan, 2010.<\/p>\n<p>\u00a0<\/div><\/div>\n<h2><span style=\"font-size: 16px;\">La mutation de l&rsquo;industrie musicale au niveau mondial (suite)<br \/>\n<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le mois dernier, cette rubrique a parl\u00e9 de la stabilisation des revenus de l&rsquo;industrie musicale en France apr\u00e8s presque 12 ans de d\u00e9clin continu, gr\u00e2ce \u00e0 la progression du march\u00e9 num\u00e9rique, constat qui vaut pour l&rsquo;Europe dans l&rsquo;ensemble. Dans les pays scandinaves, la transition vers le num\u00e9rique est plus avanc\u00e9e, et fait r\u00eaver les producteurs ; en Su\u00e8de, pays de naissance de Spotify, pr\u00e8s d&rsquo;un internaute sur deux est abonn\u00e9 \u00e0 une offre l\u00e9gale, gr\u00e2ce \u00e0 quoi le march\u00e9 global a progress\u00e9 d&rsquo;un tiers depuis le point bas de 2008.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les revenus de l&rsquo;industrie musicale mondiale issus du streaming par abonnement ont fait un bond de 51% en 2013, d\u00e9passant la barre d&rsquo;un milliard de dollars, selon l&rsquo;IFPI, l&rsquo;organisation internationale repr\u00e9sentative des producteurs de disques. Il existe 450 services de l&rsquo;offre dans le monde, et le nombre d&rsquo;abonn\u00e9s a quasiment quadrupl\u00e9 depuis 2010 pour atteindre 28 millions en 2013. En revanche, le t\u00e9l\u00e9chargement l\u00e9gal, qui portait les espoirs de l&rsquo;industrie au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, donne des signes d&rsquo;essoufflement au niveau mondial (-2,1% en 2013).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mondialement, le num\u00e9rique repr\u00e9sente 39% du march\u00e9 (+4,3% en 2013). Sa progression importante ne compense pas, cependant, un net d\u00e9clin des ventes en 2013 de l&rsquo;ordre de plus de 600 millions $ (-3,9%), soit de 15,7 milliards $ \u00e0 15 milliards $ (cf. 18,1 milliards $ en 2008, et 30 milliards $ en 2002), en grande partie due \u00e0 l&rsquo;effondrement du Japon, deuxi\u00e8me march\u00e9 mondial (-16,7%), o\u00f9 les ventes de CDs ont longtemps r\u00e9sist\u00e9, et o\u00f9 l&rsquo;offre num\u00e9rique est relativement peu d\u00e9velopp\u00e9. Si on exclut le march\u00e9 japonais, le march\u00e9 mondial a baiss\u00e9 de 0,1% seulement. L&rsquo;IFPI a aussit\u00f4t accus\u00e9 Google d&rsquo;avoir tra\u00een\u00e9 les pieds dans la lutte contre le piratage. Son directeur, Frances Moore, affirme que son organisation et d&rsquo;autres ont envoy\u00e9 quelques 100 millions de demandes d&rsquo;enl\u00e8vement de contenus illicites \u00e0 Google, \u00ab\u00a0<em>sans grand effet<\/em> \u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_9697\" aria-describedby=\"caption-attachment-9697\" style=\"width: 150px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-thumbnail wp-image-9697\" title=\"one direction\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1-150x150.jpg 150w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1-36x36.jpg 36w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1-115x115.jpg 115w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1-32x32.jpg 32w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1-64x64.jpg 64w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1-96x96.jpg 96w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/one-direction1-128x128.jpg 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-9697\" class=\"wp-caption-text\">One Direction<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;espoir de l&rsquo;industrie est d\u00e9sormais plac\u00e9 dans les offres de streaming payant. Aux \u00c9tats-Unis, la barre de 50% du march\u00e9 a \u00e9t\u00e9 franchie ; dans certains pays \u00e9mergents, port\u00e9s par le boom de la vente des mobiles, la hausse est spectaculaire. Selon l&rsquo;IFPI, le num\u00e9rique repr\u00e9sente 69% du march\u00e9 en Argentine, et 107% en Afrique du Sud, deux pays o\u00f9 le piratage de CDs a longtemps \u00e9t\u00e9 la norme, et o\u00f9 le r\u00e9seau de disquaires est faible. L&rsquo;industrie commence \u00e0 se tourner vers la Chine, 21\u00e8me march\u00e9 mondial, qui se met tr\u00e8s lentement \u00e0 l&rsquo;offre l\u00e9gale, alors qu&rsquo;elle a depuis toujours \u00e9t\u00e9 le paradis d&rsquo;un piratage industrialis\u00e9, et quasi institutionnalis\u00e9. L&rsquo;IFPI estime que seulement 3% du marche de la musique en Chine (4,9 milliards $) rel\u00e8ve du domaine l\u00e9gal. Pour la petite histoire, la meilleure vente mondiale en 2013 \u00e9tait l&rsquo;album <em>Midnight Memories<\/em> de l&rsquo;anecdotique <em>boys&rsquo; band<\/em> britannique One Direction (4 millions d&rsquo;unit\u00e9s).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"su-box su-box-style-default\" id=\"\" style=\"border-color:#00998d;border-radius:3px;max-width:none\"><div class=\"su-box-title\" style=\"background-color:#00CCC0;color:#FFFFFF;border-top-left-radius:1px;border-top-right-radius:1px\">Commentaire du r\u00e9dacteur<\/div><div class=\"su-box-content su-u-clearfix su-u-trim\" style=\"border-bottom-left-radius:1px;border-bottom-right-radius:1px\">\n<p style=\"text-align: justify;\">La chute brutale des ventes de CDs au Japon est un coup dur pour les march\u00e9s de musique classique et de jazz, encore relativement importants dans ce pays de grands amateurs, et o\u00f9 se trouvent par exemple les derniers fans du blues et du jazz historiques. Comme je l&rsquo;ai sugg\u00e9r\u00e9 le mois dernier, la croissance durable du march\u00e9 passera pour un regain de <em>passion<\/em> pour la musique, par la volont\u00e9 de payer pour l&rsquo;\u00e9couter (et pour la r\u00e9\u00e9couter) dans une reproduction optimale, ensuite de r\u00e9-saisir la ma\u00eetrise de sa production et de sa distribution. Au taux de compression actuelle (voir <a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/actualites-des-industries-culturelles-et-numeriques-18-mars-2014\/\" target=\"_blank\">\u00ab\u00a0Actualit\u00e9s\u00a0\u00bb #18<\/a>), un morceau achet\u00e9 sur iTunes, ou \u00e9cout\u00e9 sur Deezer ne contient pas plus que 20% des sons pr\u00e9sents dans son \u00e9quivalent en CD, et pas plus que 2% de la version master sortie de la console d&rsquo;enregistrement. Historiquement, les am\u00e9liorations dans la qualit\u00e9 technique des supports de musique enregistr\u00e9e ont \u00e9t\u00e9 pouss\u00e9es par une masse critique de m\u00e9lomanes (que ce soit pour la musique classique, le jazz, le rock, etc.) qui fait d\u00e9faut aujourd&rsquo;hui, car r\u00e9duite \u00e0 une \u00ab\u00a0niche\u00a0\u00bb tr\u00e8s minoritaire. Selon un porte-parole de Spotify France cit\u00e9 dans <em>Lib\u00e9ration <\/em>: \u00ab\u00a0<em>\u00c9videmment, nous pourrions am\u00e9liorer la qualit\u00e9 sonore, mais cela ne serait un vrai plus que pour une niche de consommateurs<\/em> <em>[&#8230;]<\/em> <em>qui<\/em> <em>disposent du mat\u00e9riel hi-fi ad\u00e9quat. Pour une simple \u00e9coute au casque ou sur ordinateur, la qualit\u00e9 que nous proposons est amplement suffisante\u00a0 <\/em>\u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_9766\" aria-describedby=\"caption-attachment-9766\" style=\"width: 150px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-thumbnail wp-image-9766\" title=\"pono\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono-150x150.jpg 150w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono-36x36.jpg 36w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono-115x115.jpg 115w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono-32x32.jpg 32w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono-64x64.jpg 64w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono-96x96.jpg 96w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/pono-128x128.jpg 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-9766\" class=\"wp-caption-text\">Neil Young (gauche) et son baladeur Pono<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">La page va peut-\u00eatre se tourner. On a vu ces derniers temps le succ\u00e8s de casques de bonne qualit\u00e9, et une am\u00e9lioration du son des enceintes grand public. D&rsquo;apr\u00e8s Yv\u00e8s Riesel, le patron du site fran\u00e7ais Qobuz (t\u00e9l\u00e9chargement en qualit\u00e9 master, et streaming en qualit\u00e9 CD), \u00ab\u00a0<em>l&rsquo;heure de la haute d\u00e9finition est venue<\/em>. <em>La 4G permet de streamer de la musique dans la m\u00eame qualit\u00e9 qu&rsquo;un CD, et on voit aussi la hi-fi revenir dans les salons<\/em> \u00bb. D&rsquo;autres acteurs sont sur le m\u00eame cr\u00e9neau : HD Tracks (t\u00e9l\u00e9chargement), et Pono, le baladeur ultra-haute d\u00e9finition promotionn\u00e9 par le chanteur Neil Young (streaming en qualit\u00e9 master). Cette question de la \u00ab\u00a0qualit\u00e9\u00a0\u00bb pourrait devenir un enjeu dans les ann\u00e9es \u00e0 venir. Mais qualit\u00e9 de la reproduction va main dans la main avec qualit\u00e9 musicale (a-t-on besoin de la haute d\u00e9finition pour \u00e9couter One Direction ?), et avec renouvellement de l&rsquo;offre en termes de styles et de formes.<\/p>\n<p><em>Sources : \u00ab\u00a0Les Echos\u00a0\u00bb (Gregoire Poussielgue), 18 mars 2014, \u00ab\u00a0Daily Telegraph\u00a0\u00bb (James Titcomb), mars 2014 (consult\u00e9 dans \u00ab\u00a0The New Zealand Herald\u00a0\u00bb, 19 mars 2014) ; \u00ab\u00a0Lib\u00e9ration\u00a0\u00bb (Sophian Fanen), 21 mars 2014, pp. 30-1.<\/em><\/p>\n<\/div><\/div>\n<h2><span style=\"font-size: 16px;\">En France, le secteur du livre se replie<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-9694\" title=\"salon du livre\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" srcset=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre-150x150.jpg 150w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre-36x36.jpg 36w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre-115x115.jpg 115w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre-32x32.jpg 32w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre-64x64.jpg 64w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre-96x96.jpg 96w, https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2014\/03\/salon-du-livre-128x128.jpg 128w\" sizes=\"auto, (max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a>\u00c0 l&rsquo;occasion de l&rsquo;annuel Salon du livre (21-24 mars), la soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9tudes de march\u00e9 GfK a livr\u00e9 ses r\u00e9sultats, et les nouvelles ne sont pas bonnes. En 2013, les ventes du livre ont baiss\u00e9 de 2,7% par rapport \u00e0 2012. Le temps consacr\u00e9 \u00e0 la lecture est tomb\u00e9 \u00e0 5h 20 minutes hebdomadaires, par rapport \u00e0 5h 48 en 2011. Les \u00ab\u00a0gros acheteurs\u00a0\u00bb (qui sont surtout des acheteuses), ceux qui ach\u00e8tent plus de 15 livres par an, \u00e9taient 7% en 2013 contre 10% en 2011 ; les \u00ab\u00a0moyens acheteurs\u00a0\u00bb baissent aussi (de 28% \u00e0 25%). Les \u00ab\u00a0non acheteurs\u00a0\u00bb (surtout des hommes) passent de 18% \u00e0 22%. Cela dit, le livre reste en t\u00eate des biens culturels, pesant 4 milliards \u20ac (et 356 millions de livres vendus) dans un march\u00e9 culturel global de 7,54 milliards \u20ac, lui-m\u00eame en repli de 4%. Autrement dit, les autres secteurs culturels sont \u00e9galement en baisse, \u00e0 l&rsquo;exception des jeux vid\u00e9o dont les ventes restent stables.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La librairie chute de 6,5%, et les grandes surfaces sp\u00e9cialis\u00e9es de 5%. Les ventes dans les grandes surfaces alimentaires restent stables (-0,2%). Les ventes du top 10 sont remont\u00e9es \u00e0 6,2 millions \u20ac contre 4,3 millions \u20ac en 2012. Enfin, les ventes num\u00e9riques ont atteint 44 millions \u20ac (+110%), mais ne repr\u00e9sentent que 1,1% du march\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une \u00e9tude r\u00e9alis\u00e9e par Ipsos pour le Syndicat national de l&rsquo;\u00e9dition (SNE), et le Centre national du livre (CNL), plus qualitative (mais sujette \u00e0 caution), permet de nuancer ces chiffres. Les Fran\u00e7ais font plus confiance aux livres (40%) qu&rsquo;\u00e0 la presse et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision (16% chacune), et qu&rsquo;\u00e0 Internet (7%), m\u00eame chez les 15-24 ans o\u00f9 la confiance \u00e0 Internet monte \u00e0 18%. Un lecteur sur deux aimerait lire davantage, les deux freins \u00e9tant le manque de temps et la concurrence des autres m\u00e9dias. Les jeunes lisent davantage que le reste de la population (80% de lecteurs contre 70%), et les lecteurs de livres utilisent plus Internet que la moyenne (86% disposent d&rsquo;une connexion contre 79% de l&rsquo;ensemble des Fran\u00e7ais).<\/p>\n<p><em>Sources : \u00ab\u00a0Lib\u00e9ration\u00a0\u00bb, 24 f\u00e9v. 2014, p. 26 ; \u00ab\u00a0Lib\u00e9ration\u00a0\u00bb, 18 mars 2014, p. 29.<\/em><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/category\/actualites\/\" target=\"_blank\">Lire les autres articles de la rubrique<\/a><\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><a href=\"#haut\"><strong>RETOUR HAUT DE PAGE<\/strong><\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avril 2014 Contenu : 1 Plus belle la vie : l\u2019industrialisation t\u00e9l\u00e9visuelle \u00e0 la fran\u00e7aise 2 La mutation de l\u2019industrie musicale au niveau mondial (suite) 3 En France, le secteur du livre se replie<\/p>\n","protected":false},"author":1294,"featured_media":9912,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[80,12,681],"tags":[479,480],"coauthors":[193],"class_list":["post-9481","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-actualites","category-musique","category-televisionfrancaise","tag-feuilletons","tag-livre"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9481","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1294"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9481"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/9481\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/media\/9912"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9481"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=9481"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=9481"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=9481"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}