
{"id":40631,"date":"2026-05-01T01:00:13","date_gmt":"2026-04-30T23:00:13","guid":{"rendered":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/?p=40631"},"modified":"2026-05-01T00:21:13","modified_gmt":"2026-04-30T22:21:13","slug":"les-marchandises-de-la-connaissance-michael-roberts","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/les-marchandises-de-la-connaissance-michael-roberts\/","title":{"rendered":"Les marchandises de la connaissance &#8211; Michael ROBERTS"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40631?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40631?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\" \/><\/a><\/div><p><span style=\"font-size: 10pt;\"><em>Traduction d&rsquo;un post sur le blog de Michael Roberts, <\/em><a href=\"https:\/\/thenextrecession.wordpress.com\/\">thenextrecession<\/a><em>, le 8 octobre 2019 (DB).<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans l\u2019<em>Oxford Handbook of Karl Marx<\/em>, Thomas Rotta et Rodrigo Teixeira ont \u00e9crit un chapitre intitul\u00e9 <em>\u00ab The commodification of knowledge and information \u00bb<\/em>, dans lequel ils affirment que la connaissance rel\u00e8ve du \u00ab travail immat\u00e9riel \u00bb, et que \u00ab les marchandises de la connaissance \u00bb (<em>knowledge commodities<\/em>) sont en train de remplacer les marchandises mat\u00e9rielles dans le capitalisme moderne. <em>\u00ab En sont des exemples de la connaissance, <\/em>disent-ils, <em>toutes sortes des donn\u00e9es commercialis\u00e9es, des logiciels, des formules chimiques, de l\u2019information brevet\u00e9e, de la musique enregistr\u00e9e, des compositions et des films soumis aux droits d\u2019auteur, et des connaissances scientifiques monopolis\u00e9es. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon Rotta et Teixeira, ces marchandises n\u2019ont pas de valeur en termes marxistes, car leur reproduction ne co\u00fbte pratiquement rien. Certains d\u00e9clarent que, puisque les marchandises de la connaissance n\u2019ont pas de valeur, la loi marxienne de la valeur ne tient plus. Rotta et Teixeira pr\u00e9tendent en restaurer la pertinence explicative de celle-ci : bien que les marchandises de la connaissance n\u2019aient pas de valeur, leurs propri\u00e9taires peuvent extraire des rentes des secteurs productifs \u00e0 travers des brevets et des copyrights, de m\u00eame que chez Marx les propri\u00e9taires des terres extrayaient des rentes (par la monopolisation) des capitalistes productifs. Les auteurs concluent en estimant le montant accru de valeur extraite en rentes par les industries de la connaissance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Est-elle valable, cette d\u00e9fense apparente de la loi marxienne \u00e0 l\u2019\u00e9gard de l\u2019industrie de l\u2019information ? Je ne le pense pas, voici pourquoi. D\u2019abord, Rotta et Teixeira, comme d\u2019autres auteurs qui les ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9s comme Negri, ont mal compris la th\u00e9orie marxienne de la valeur. Ce n\u2019est pas parce que la connaissance est intangible qu\u2019il est immat\u00e9riel. La connaissance est bien mat\u00e9rielle et demande la d\u00e9pense d\u2019\u00e9nergie humaine, processus m\u00e9tabolique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus pr\u00e9cis\u00e9ment, la d\u00e9pense d\u2019\u00e9nergie humaine que constitue le processus cognitif provoque une synapse, un changement dans le syst\u00e8me nerveux, dans les interconnexions entre neurones. Ce sont ces changements qui rendent possible une autre perception du monde. Ainsi, nier que la connaissance, bien qu\u2019intangible, soit mat\u00e9rielle, c\u2019est faire abstraction des acquis de la neuroscience. Apr\u00e8s tout, si l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et ses effets sont mat\u00e9riels, l\u2019activit\u00e9 \u00e9lectrique du cerveau et ses effets (\u00e0 savoir, la connaissance) devraient \u00e9galement \u00eatre mat\u00e9riels. Il n\u2019y a pas de travail \u00ab immat\u00e9riel \u00bb, malgr\u00e9 les pr\u00e9tentions des marxistes \u00ab cognitifs \u00bb qui incluent, semble-t-il, Rotta et Teixeira. La dichotomie n\u2019est pas entre le travail mat\u00e9riel et le travail immat\u00e9riel, mais entre le travail tangible et le travail intangible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La seconde erreur faite par Rotta et Teixeira est de supposer que la connaissance ne rel\u00e8ve pas du travail productif. Celui-ci s&rsquo;effectue dans le cadre d&rsquo;une relation capitaliste, et n&rsquo;est pas limit\u00e9 aux biens tangibles ; il inclut aussi ce que les \u00e9conomistes orthodoxes appellent les services. Ainsi pour Marx, le domestique personnel du capitaliste est non productif (1). Mais s\u2019il travaille dans un h\u00f4tel en tant que valet qui monte les bagages, il est productif parce qu\u2019il re\u00e7oit un salaire du propri\u00e9taire de l\u2019\u00e9tablissement.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Rotta et Teixeira nous donnent l\u2019exemple d\u2019une performance musicale <em>live<\/em>. <em>\u00ab Ainsi, ce que nous appelons un concert est un faisceau des marchandises, y compris des marchandises de la connaissance comme des compositions musicales. La performance live est une combinaison du travail productif des musiciens et des techniciens, et du travail improductif des compositeurs en amont. \u00bb<\/em> Mais pourquoi le compositeur est-il improductif ? Il ou elle peut vendre sa composition sous forme de copyright ou de droits de performance, ces derniers \u00e9tant obligatoires en cas de concert public. Une survaleur est ainsi cr\u00e9\u00e9e et r\u00e9alis\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Prenons l\u2019exemple du smartphone. <em>\u00ab Quand vous achetez un smartphone, <\/em>disent Rotta et Teixeira<em>, une partie du prix couvre les co\u00fbts de production des composantes physiques. Mais une autre partie du prix r\u00e9mun\u00e8re le design brevet\u00e9 et le logiciel sous copyright stock\u00e9s dans la m\u00e9moire. Les composantes sous copyright du phone sont donc des marchandises de la connaissance, et les revenus associ\u00e9s \u00e0 ces composantes sont des rentes de la connaissance. \u00bb<\/em> Mais pourquoi les revenus des copyrights et des brevets sont-ils consid\u00e9r\u00e9s comme des rentes seules ? L\u2019id\u00e9e, le design et le syst\u00e8me d\u2019exploitation ont tous \u00e9t\u00e9 produits par du travail intellectuel (<em>mental labour<\/em>) employ\u00e9 par des entreprises capitalistes. Celles-ci exploitent ce travail et approprie de la survaleur en vendant ou en licenciant le logiciel. C\u2019est du travail productif qui produit de la valeur. Ce n\u2019est pas diff\u00e9rent d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 pharmaceutique qui emploie des travailleurs scientifiques pour cr\u00e9er un nouveau m\u00e9dicament qui peut \u00eatre brevet\u00e9 et vendu sur le march\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour la m\u00eame raison, la production des connaissances peut cr\u00e9er de la valeur et de la survaleur, s&rsquo;il s&rsquo;agit du travail effectu\u00e9 pour le capital. Ici, la quantit\u00e9 de valeur nouvelle g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par le travail intellectuel est donn\u00e9e par la dur\u00e9e et par l\u2019intensit\u00e9 du travail intellectuel abstrait effectu\u00e9, lui-m\u00eame fonction de la valeur de la force de travail concern\u00e9e. La survaleur est la nouvelle valeur g\u00e9n\u00e9r\u00e9e par des travailleurs intellectuels en soustrayant la valeur de leur force de travail ; le taux d\u2019exploitation est cette survaleur divis\u00e9e par la valeur de leur force de travail.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La valeur de la connaissance (et de tout produit intellectuel) pourrait \u00eatre incorpor\u00e9e dans un support objectif ou non. Dans les deux cas, c\u2019est une marchandise intangible (mais mat\u00e9rielle) dont la valeur est d\u00e9termin\u00e9e par la nouvelle valeur produite plus la valeur des moyens de production utilis\u00e9s. Le programmateur ou le dessinateur des sites en ligne est en principe aussi productif que le travailleur qui fabrique l\u2019ordinateur si les deux sont employ\u00e9s par la m\u00eame soci\u00e9t\u00e9. Ainsi, la production des connaissances implique la production de valeur et de survaleur (exploitation) et non de rentes. Les propri\u00e9taires capitalistes peuvent ensuite en extraire des \u00ab rentes \u00bb en appliquant les droits de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle, mais la production de valeur vient en premier. La diff\u00e9rence entre production et appropriation est ici fondamentale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9galement, il n\u2019est pas correct de dire que la valeur du travail intellectuel (et des marchandises de la connaissance) ne peut \u00eatre quantifi\u00e9e. Pour appuyer l&rsquo;id\u00e9e que la reproduction de la connaissance n\u2019aurait pas de valeur, Rotta et Teixeira citent Marx : <em>\u00ab Mais la machine est \u00e9galement sujette, outre l\u2019usure mat\u00e9rielle, \u00e0 ce que l\u2019on pourrait appeler l\u2019usure morale. Elle perd de la valeur d\u2019\u00e9change dans la mesure o\u00f9 des machines de m\u00eame construction peuvent \u00eatre reproduites \u00e0 meilleur march\u00e9, et o\u00f9 de meilleures machines viennent lui faire concurrence. Dans les deux cas, si jeune et si vigoureuse que puisse \u00eatre la machine, sa valeur n\u2019est plus d\u00e9termin\u00e9e par le temps de travail effectivement objectiv\u00e9 en elle, mais par le temps de travail n\u00e9cessaire \u00e0 sa propre reproduction ou \u00e0 la reproduction d\u2019une machine meilleure. Elle se trouve par cons\u00e9quent plus ou moins d\u00e9valu\u00e9e <\/em>(2)<em>. \u00bb<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;apr\u00e8s Rotta et Teixeira, Marx affirme ici que, puisque le temps de travail n\u00e9cessaire pour reproduire une machine peut tomber au-dessous de la valeur d\u2019une premi\u00e8re machine en raison du progr\u00e8s technique (\u00ab l\u2019usure morale \u00bb), les marchandises de la connaissance tendront vers l\u2019absence de valeur, car la connaissance peut \u00eatre reproduite ind\u00e9finiment sans d\u00e9pense de temps de travail. Mais la citation r\u00e9f\u00e8re \u00e0 la valeur de chaque nouveau processus de production dans lequel le temps de travail impliqu\u00e9 dans la valeur d\u2019une marchandise (en l\u2019occurrence, une machine) diminue. Un d\u00e9clin dans la profitabilit\u00e9 du capital investi ne tomberait pas jusqu\u2019\u00e0 z\u00e9ro. Le taux de profit moyen est d\u00e9termin\u00e9 par les co\u00fbts initiaux du capital fixe, et des co\u00fbts de capital circulant impliqu\u00e9s dans la reproduction. La profitabilit\u00e9 serait toujours d\u00e9termin\u00e9e par tous les stades de production, m\u00eame si la valeur de chaque marchandise nouvellement produite diminue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les marchandises de la connaissance ne peuvent \u00eatre produites pour rien, car elles sont mat\u00e9rielles. La productivit\u00e9 des marchandises physiques se mesure en unit\u00e9s de rendement (<em>output<\/em>) par unit\u00e9 de capital investi. Cela tient aussi bien pour la production intellectuelle ou pour les marchandises de la connaissance comme, par exemple, un jeu vid\u00e9o. Le produit intellectuel peut \u00eatre contenu dans un fichier num\u00e9rique et t\u00e9l\u00e9charg\u00e9 depuis un site en ligne vers un ordinateur, puis un autre. On peut quantifier les t\u00e9l\u00e9chargements, aussi bien que le rendement intellectuel et les marchandises de la connaissance. Sur les sites num\u00e9riques, on peut quantifier les visites. La reproduction devient le num\u00e9rateur pour la productivit\u00e9 et pour la profitabilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le capital originel investi, le d\u00e9nominateur, peut \u00e9galement \u00eatre mesur\u00e9. D\u2019abord, le capital investi dans la production d\u2019un prototype. Cela ne consiste que du capital constant fixe (ordinateurs, b\u00e2timents, \u00e9quipements, usines \u00e0 puces, fabriques d\u2019assemblage, etc.), mais aussi du capital constant circulant (mati\u00e8res premi\u00e8res) et variable (salaires) ; ce dernier s\u2019\u00e9tend d\u2019un niveau bas \u00e0 un niveau \u00e9lev\u00e9 (des concepteurs hautement qualifi\u00e9s). Viennent ensuite les co\u00fbts administratifs, le marketing et la publicit\u00e9 en amont de la mise sur le march\u00e9. Vient enfin le capital additionnel investi dans la reproduction des copies exactes (<em>replicas<\/em>) du prototype. En r\u00e9alit\u00e9, la valeur totale d&rsquo;une marchandise de la connaissance est souvent \u00e9lev\u00e9e. La valeur unitaire est donc la valeur totale divis\u00e9e par le nombre de copies exactes produites ; elle est directement proportionnelle \u00e0 la valeur totale, et inversement proportionnelle \u00e0 la quantit\u00e9 de copies exactes. La valeur de la reproduction des marchandises de la connaissance ne peut tomber \u00e0 z\u00e9ro, parce qu\u2019il y a toujours des co\u00fbts de r\u00e9plication dans la livraison de celles-ci au consommateur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Encore une fois, la reproduction d\u2019une marchandise de la connaissance n\u2019est pas diff\u00e9rente de la reproduction d\u2019un nouveau m\u00e9dicament par une soci\u00e9t\u00e9 pharmaceutique. Compris dans le prix du m\u00e9dicament est le co\u00fbt initial de l\u2019emploi du travail intellectuel, des tests scientifiques, de la production des comprim\u00e9s et des sirops, plus des \u00e9quipements annexes. Il est vrai que le co\u00fbt unitaire de la production de chaque comprim\u00e9 peut tomber tr\u00e8s bas, mais cela ne veut pas dire que la valeur totale et la valeur unitaire puissent tomber \u00e0 z\u00e9ro.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En somme, la connaissance est mat\u00e9rielle (m\u00eame si elle est intangible), et si les marchandises de la connaissance sont produites dans un cadre capitaliste (utilisant du travail intellectuel salari\u00e9 et vendant l\u2019id\u00e9e, la formule, le programme, la musique, etc. sur le march\u00e9), alors le travail intellectuel peut cr\u00e9er de la valeur. Celle-ci vient de l\u2019exploitation du travail productif, en accord avec la loi de la valeur marxienne. On n\u2019a pas besoin de recourir au concept d\u2019extraction des rentes pour expliquer les profits des soci\u00e9t\u00e9s pharmaceutiques ou de Google. L&rsquo;id\u00e9e d&rsquo;une \u00ab rent\u00e9risation \u00bb des \u00e9conomies capitalistes modernes avanc\u00e9e par certains cherchant \u00e0 modifier ou \u00e0 remplacer la loi de la valeur marxienne ne correspond pas \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 (3).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Notes<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">1. (NdT) : Voir dans la <em>Web-revue<\/em>, David Buxton, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/quelques-passages-de-marx-touchant-a-la-production-culturelle\/\">Quelques passages de Marx touchant \u00e0 la production culturelle<\/a>\u00a0\u00bb (2022).<br \/>\n2. Karl Marx, <em>Le Capital, livre 1<\/em> (traduction sous la responsabilit\u00e9 de Jean-Pierre Lefebvre), \u00c9ditions sociales, 2016, p. 393-94 (p. 454 dans l\u2019\u00e9dition de 1983).<br \/>\n3. Une grande partie des arguments pr\u00e9sent\u00e9s ici furent d\u2019abord brillamment expos\u00e9s par Guglielmo Carchedi dans \u00ab <a href=\"https:\/\/www.researchgate.net\/publication\/290150225_Old_wine_new_bottles_and_the_Internet\">Old wine, new bottles and the Internet<\/a> \u00bb, <em>Work, Organisation, Labour and Globalisation<\/em>, vol. 8, no. 1, 2014. [NdT : Pour une autre vue d&rsquo;ensemble de ce d\u00e9bat, voir Evgeny Morozov, \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/journals.openedition.org\/variations\/2358\">Critique de la raison techno-f\u00e9odale<\/a>\u00ab\u00a0, <em>Variations<\/em>, 26, 2023].<\/p>\n<p>D&rsquo;autres articles de Michael Roberts dans la <em>Web-revue <\/em>:<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"sUUkEAISCv\"><p><a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/lintelligence-artificielle-ia-et-la-folie-des-chemins-de-fer-michael-roberts\/\">L\u2019intelligence artificielle (IA) et la folie des chemins de fer &#8211; Michael ROBERTS<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; visibility: hidden;\" title=\"\u00ab\u00a0L\u2019intelligence artificielle (IA) et la folie des chemins de fer &#8211; Michael ROBERTS\u00a0\u00bb &#8212; \" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/lintelligence-artificielle-ia-et-la-folie-des-chemins-de-fer-michael-roberts\/embed\/#?secret=0hymrJOwO7#?secret=sUUkEAISCv\" data-secret=\"sUUkEAISCv\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"HPsQfsVOt9\"><p><a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/lintelligence-artificielle-prend-le-chemin-deepseek-michael-roberts\/\">L\u2019intelligence artificielle prend le chemin DeepSeek &#8211; Michael ROBERTS<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; visibility: hidden;\" title=\"\u00ab\u00a0L\u2019intelligence artificielle prend le chemin DeepSeek &#8211; Michael ROBERTS\u00a0\u00bb &#8212; \" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/lintelligence-artificielle-prend-le-chemin-deepseek-michael-roberts\/embed\/#?secret=j6jK9B16Wr#?secret=HPsQfsVOt9\" data-secret=\"HPsQfsVOt9\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-40636\" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/mroberts-150x150.jpg\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/>Michael Roberts est un \u00e9conomiste marxiste britannique, qui a travaill\u00e9 dans la finance (\u00e0 la City de Londres) pendant plus de quarante ans. Il est l\u2019auteur de plusieurs livres sur l\u2019\u00e9conomie mondiale : <em>The Great Recession <\/em>(Lulu, 2009), <em>The Long Depression<\/em> (Haymarket 2016) et <em>World in Crisis <\/em>(dirig\u00e9 avec Guglielmo Carchedi) (Haymarket, 2018).<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/bouton-citer.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-7069\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/bouton-citer.jpg\" alt=\"bouton citer\" width=\"150\" height=\"93\" \/><\/a>\u00ab\u00a0Les marchandises de la connaissance &#8211; Michael ROBERTS \u00bb, <em>Articles<\/em> [En ligne], Web-revue des industries culturelles et num\u00e9riques, 2026, mis en ligne le 1er mai 2026. URL : http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/les-marchandises-de-la-connaissance-michael-roberts\/<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"su-divider su-divider-style-default\" style=\"margin:15px 0;border-width:3px;border-color:#999999\"><a href=\"#\" style=\"color:#999999\">Aller en haut<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans l\u2019Oxford Handbook of Karl Marx, Thomas Rotta et Rodrigo Teixeira ont \u00e9crit un chapitre intitul\u00e9 \u00ab The commodification of knowledge and information \u00bb, dans lequel ils affirment que la connaissance rel\u00e8ve du \u00ab travail immat\u00e9riel \u00bb, et que \u00ab les marchandises de la connaissance \u00bb (knowledge commodities) sont en train de remplacer les marchandises mat\u00e9rielles dans le capitalisme moderne.<\/p>\n","protected":false},"author":1392,"featured_media":40670,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[1018,3,13,81],"tags":[1060,89,1061],"coauthors":[1003],"class_list":["post-40631","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-article","category-industries-culturelles","category-numerique","category-reperes-theoriques","tag-marchandise","tag-marxisme","tag-valeur"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40631","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1392"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=40631"}],"version-history":[{"count":34,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40631\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":40671,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/40631\/revisions\/40671"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/media\/40670"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=40631"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=40631"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=40631"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=40631"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}