
{"id":29746,"date":"2017-02-01T01:00:19","date_gmt":"2017-02-01T00:00:19","guid":{"rendered":"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/?p=29746"},"modified":"2019-03-23T11:48:15","modified_gmt":"2019-03-23T10:48:15","slug":"lisibilite-filmique-industrie-cinematographique-marc-hiver","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/lisibilite-filmique-industrie-cinematographique-marc-hiver\/","title":{"rendered":"Lisibilit\u00e9 filmique et industrie cin\u00e9matographique &#8211; Marc HIVER"},"content":{"rendered":"<div class=\"pdfprnt-buttons pdfprnt-buttons-post pdfprnt-top-right\"><a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29746?print=pdf\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-pdf\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/pdf.png\" alt=\"image_pdf\" title=\"Afficher le PDF\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29746?print=print\" class=\"pdfprnt-button pdfprnt-button-print\" target=\"_blank\" ><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/plugins\/pdf-print\/images\/print.png\" alt=\"image_print\" title=\"Contenu imprim\u00e9\" \/><\/a><\/div><p style=\"text-align: left;\">Insert sur l&rsquo;argent vol\u00e9, <em>Psychose<\/em>, Hitchcock<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Article interdit \u00e0 la reproduction payante.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>\u00a0<\/h2>\n<h2><span style=\"font-size: 14pt;\">Lisibilit\u00e9, langage et industrie cin\u00e9matographiques<\/span><\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La lisibilit\u00e9 d\u2019un film participe dans l\u2019industrie culturelle cin\u00e9matographique, et <em>a fortiori<\/em> \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque des grands studios hollywoodiens, \u00e0 dissiper l\u2019angoisse commerciale qui taraude tout producteur. Est-ce que les informations verbales, gestuelles, sc\u00e9nographiques, sonores seront bien compr\u00e9hensibles pour le spectateur ?\u00a0Lui communiqueront-elles des \u00e9motions, la valeur d&rsquo;usage de ce produit culturel que ce spectateur\u00a0est venu chercher en achetant son billet ? Mon hypoth\u00e8se : la notion de <em>langage, <\/em>ancr\u00e9e au c\u0153ur d\u2019une certaine s\u00e9miotique appliqu\u00e9e et m\u00eame du d\u00e9bat g\u00e9n\u00e9ral sur l&rsquo;industrie cin\u00e9matographique, ne serait-elle pas une r\u00e9ponse \u00e0 cette angoisse commerciale ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Langue, langage, grammaire seront replac\u00e9s ici dans\u00a0le contexte de la <em>Th\u00e9orie critique des industries culturelles<\/em>. En effet, ce langage est le\u00a0corr\u00e9lat du caract\u00e8re industriel de la logique de production et de r\u00e9ception. Le caract\u00e8re \u00e9nigmatique de l&rsquo;\u0153uvre d&rsquo;art en tant que forme y est donc proscrit <em>de facto<\/em>. Ne peut \u00eatre \u00e9nigmatique que l&rsquo;\u00e9nigme de l&rsquo;histoire racont\u00e9e. Ce qui ne veut pas dire qu&rsquo;un artiste authentique se moque du mat\u00e9riau cin\u00e9matographique dont il a h\u00e9rit\u00e9. Lui aussi met en place\u00a0un jeu de rep\u00e8res pour entra\u00eener le spectateur dans une d\u00e9rive spectatorielle. Car il y a donc la lisibilit\u00e9 de base, sans laquelle aucun discours ne tiendrait. Mais dans l&rsquo;industrie vient s&rsquo;ajouter une sorte de <em>sur-lisibilit\u00e9<\/em> vis-\u00e0-vis d&rsquo;un consommateur qui en veut pour son argent et qui peut d\u00e9crocher son attention \u00e0 tout instant.<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 12pt;\">Le studio, une machine s\u00e9miotique<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, le mariage du langage et de l\u2019industrie, \u00e0 Hollywood, s\u2019incarnait dans l\u2019existence et le fonctionnement des grands studios. Ceux-ci \u00e9taient d\u2019abord, par leur force de frappe financi\u00e8re, de formidables machines \u00e0 tirer le cin\u00e9ma vers des productions toujours plus co\u00fbteuses. Leurs budgets devenaient intouchables pour des \u00e9conomies plus fragiles.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_29818\" aria-describedby=\"caption-attachment-29818\" style=\"width: 320px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/transparence_hitchcock_gif.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-29818\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/transparence_hitchcock_gif.gif\" alt=\"lisibilit\u00e9\" width=\"320\" height=\"176\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-29818\" class=\"wp-caption-text\"><em>La Main au collet<\/em> &#8211; transparence &#8211; Hitchcock<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces studios \u00e9taient des machines \u00e0 superviser les codes et les signes, quasiment des <em>machines s\u00e9miotiques<\/em>. Un exemple entre mille : longtemps, l\u2019usage des transparences a permis de filmer les acteurs en studio face au \u00ab\u00a0cyclo\u00a0\u00bb sur lequel on r\u00e9troprojetait le d\u00e9cor fixe ou en mouvement. Et ce cyclo\u00a0servait, outre la ma\u00eetrise du plan de travail et la gestion des intemp\u00e9ries, \u00e0 faciliter les signes \u00e9mis par les acteurs dans leur jeu. Et on peut faire autant de prises que l\u2019on veut si l\u2019on n\u2019est pas soumis aux al\u00e9as des ext\u00e9rieurs.<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 12pt;\">La cin\u00e9matique hollywoodienne<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les grues, rails qui \u00e9quipaient \u00e0 demeure les studios, permettaient ces mouvements d\u2019appareil totalement ma\u00eetris\u00e9s. Une domination de l\u2019espace qui\u00a0constituait un v\u00e9ritable dispositif pour simuler un regard quasiment divin, dou\u00e9 d\u2019ubiquit\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_29821\" aria-describedby=\"caption-attachment-29821\" style=\"width: 240px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/hitchcock_travelling.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-29821 size-full\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/hitchcock_travelling.gif\" alt=\"lisibilit\u00e9\" width=\"240\" height=\"176\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-29821\" class=\"wp-caption-text\"><em>Jeune et innocent<\/em> &#8211; travelling grue &#8211; Hitchcock<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La mise en place et la syst\u00e9matisation de grandes figures cin\u00e9matographiques comme le <em>champ-contrechamp<\/em> pour filmer une <em>communication frontale<\/em> entre deux personnages, et dont l&rsquo;encha\u00eenement des plans soit compr\u00e9hensible par le spectateur en est un exemple flagrant. Jean-Luc Godard, entre autres, essaiera de casser cette syst\u00e9matisation par un mouvement de va-et-vient d\u2019un personnage vers l\u2019autre. La cam\u00e9ra, une \u00c9clair 16 mm des actualit\u00e9s, port\u00e9e par Raoul Coutard, d\u2019abord cam\u00e9raman de guerre, visualise ce trou, ce raccord constitutif du champ-contrechamp. Aujourd&rsquo;hui, les s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es font leur miel avec le <em>walk and talk <\/em>en longs plans s\u00e9quences.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_29829\" aria-describedby=\"caption-attachment-29829\" style=\"width: 320px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Psychose-champ_contrechamp_gif.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-29829\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/Psychose-champ_contrechamp_gif.gif\" alt=\"lisibilit\u00e9\" width=\"320\" height=\"176\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-29829\" class=\"wp-caption-text\"><em>Psychose<\/em> &#8211; champ-contrechamp &#8211; Hitchcock<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: justify;\">La figure ou la forme du champ-contrechamp \u00e9tait souvent associ\u00e9e dans sa phase finale, apr\u00e8s les deux premi\u00e8res \u00e9tapes \u2014 plan moyen englobant les deux acteurs, puis alternances de plans rapproch\u00e9s : trois quarts face pour l\u2019un, un quart dos en amorce pour l\u2019autre \u2014, au choc en gros plans des vedettes du film avec le raccord sur les jeux de regard. Cette figure qui pr\u00e9parait l\u2019\u00e9crin des t\u00eates d\u2019affiche \u00e9tait donc li\u00e9e au <em>star-system<\/em>. Mais on oublie trop souvent que ce <em>star-system<\/em>, outre son importance \u00e9conomique pour attirer le public, joue un r\u00f4le majeur dans la <em>strat\u00e9gie de communication du film<\/em>.<\/p>\n<h2><span style=\"font-size: 14pt;\">Le contr\u00f4le des signes et de l&rsquo;argent<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le premier producteur venu sait qu\u2019il est difficile de <em>contr\u00f4ler<\/em> tous les signes qui seront l\u2019aboutissement de la mise en \u0153uvre d\u2019un projet de production et de r\u00e9alisation filmique. Le premier publicitaire venu se souvient aussi de l\u2019\u00e9chec de la campagne de lancement, en 1976, de la <em>Renault R14<\/em>, la voiture \u00ab en forme de poire \u00bb. Un petit param\u00e8tre narcissique, \u00ab \u00eatre une poire \u00bb, \u00e9tait rest\u00e9 <em>hors contr\u00f4le<\/em>. Bien s\u00fbr, \u00e9conomiquement, la politique des <em>majors<\/em>\u00a0consistait \u00e0 ne pas \u00ab mettre tous les \u0153ufs dans le m\u00eame panier \u00bb.\u00a0Une diversification des projets pour qu\u2019une seule r\u00e9ussite suffise \u00e0 \u00e9tablir un bilan positif pour l\u2019ann\u00e9e constituait un garde-fou. Aujourd\u2019hui encore, Jo\u00ebl Augros le rappelle, <em>un seul blockbuster qui r\u00e9ussit suffit \u00e0 garantir l\u2019ann\u00e9e<\/em>.<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 12pt;\">Le producteur ex\u00e9cutif<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur le plateau, le producteur ex\u00e9cutif, \u00e0 l\u2019instar des grands producteurs d\u2019Hollywood d\u2019avant l\u2019av\u00e8nement des multinationales financi\u00e8res comme David O. Selznick (<em>King Kong<\/em>, <em>Autant en emporte le vent<\/em>, <em>Rebecca<\/em>, <em>Duel au soleil<\/em>),\u00a0veille au grain par-dessus l\u2019\u00e9paule du r\u00e9alisateur.\u00a0Il n\u2019h\u00e9site pas, s\u2019il le faut, \u00e0 faire retourner des <em>plans de coupe<\/em> quand il lui semble que tel d\u00e9tail trop rapide et indispensable \u00e0 la compr\u00e9hension de la sc\u00e8ne pourrait \u00e9chapper \u00e0 l\u2019attention du spectateur et donc perturber la r\u00e9ception de l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_29825\" aria-describedby=\"caption-attachment-29825\" style=\"width: 240px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/rebecca_generique_gif.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-29825 size-full\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/rebecca_generique_gif.gif\" alt=\"lisibilit\u00e9\" width=\"240\" height=\"140\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-29825\" class=\"wp-caption-text\"><em>Rebecca<\/em> &#8211; Hitchcock &#8211; David O. Selznick<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On sait aussi que les <em>previews<\/em> permettent de juger de l\u2019effet d\u2019un film en salle et de le remanier au montage. Elles ouvrent la possibilit\u00e9 de retourner certains plans ou des s\u00e9quences enti\u00e8res. Frank Capra, dans sa biographie <em>Hollywood Story <\/em>(<em><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/hollywood-story-frank-capra-marc-hiver\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">voir mon article sur Capra<\/a><\/em>), raconte qu\u2019il raffinait la pratique.\u00a0Il apportait le jour de la <em>preview<\/em> un magn\u00e9tophone pour enregistrer sur la m\u00eame bande le son du film et les r\u00e9actions des spectateurs. On enregistrait ainsi les rires, silences, bruits de fesses ennuy\u00e9es, etc. afin de finaliser\u00a0le montage pour la sortie d\u00e9finitive. Et cette m\u00e9thode semble artisanale \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des enqu\u00eates pr\u00e9alables syst\u00e9matiques qui pr\u00e9sident au lancement d\u2019un produit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais ce qui vaut pour chaque projet prend toute sa dimension au niveau collectif et participe \u00e0 l&rsquo;acculturation du r\u00e9cepteur, \u00e0 son instrumentalisation. La mise en \u0153uvre d\u2019un langage cin\u00e9matographique, <em>qui d\u2019ailleurs \u00e9volue dans l\u2019histoire du cin\u00e9ma<\/em> au travers des produits et de leurs cr\u00e9atifs, est peut-\u00eatre l\u2019\u00e9l\u00e9ment le plus d\u00e9cisif du point de vue <em>esth\u00e9tique<\/em> qui est le mien.<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 12pt;\">La star, valeur communicationnelle<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">La <em>star<\/em> tient\u00a0son r\u00f4le de valeur \u00e9conomique et de valeur sociale.\u00a0 On retrouve le physique et la voix qu\u2019on conna\u00eet d\u00e9j\u00e0 et la <em>valeur symbolique<\/em> de la star, comme l&rsquo;a expliqu\u00e9 Edgar Morin. Mais, et c&rsquo;est l&rsquo;objet de cet article, la t\u00eate d&rsquo;affiche est aussi un \u00e9l\u00e9ment clef dans la compr\u00e9hension imm\u00e9diate du film, donc de sa <em>lisibilit\u00e9<\/em>. Elle fait partie int\u00e9grante des connaissances acquises du spectateur quand il d\u00e9couvre un nouveau film.\u00a0Cela permet tr\u00e8s rapidement de <em>caract\u00e9riser un personnage<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, Humphrey Bogart a travers\u00e9 les g\u00e9n\u00e9rations, fait partie d\u2019une mythologie, comme Marilyn ou James Dean\u00a0dans les <em>produits d\u00e9riv\u00e9s<\/em> r\u00e9tros vendus dans les gadget\u00e9ries.\u00a0Bogart est donc reconnu par les jeunes entre quinze et vingt-cinq ans, c\u0153ur de cible du cin\u00e9ma d\u2019aujourd\u2019hui. Mais il ne l&rsquo;est pas forc\u00e9ment pour les films qu&rsquo;ils n&rsquo;ont g\u00e9n\u00e9ralement pas vus !\u00a0Leur cin\u00e9philie ne remonte souvent au mieux qu\u2019\u00e0 Steven Spielberg et George Lucas pour les grands anc\u00eatres, et les r\u00e9f\u00e9rences dans le cin\u00e9ma de Quentin Tarentino.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/raft_bogartgif.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-29848\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/raft_bogartgif.gif\" alt=\"\" width=\"240\" height=\"176\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par contre, si on leur pr\u00e9sente un film avec George Raft, autre grande figure du cin\u00e9ma noir am\u00e9ricain (au sens policier), alors c\u2019est <em>le trouble dans la compr\u00e9hension<\/em>. Raft, star oubli\u00e9e, mais trait\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque dans la caract\u00e9risation de ses personnages sur le crit\u00e8re essentiel de sa notori\u00e9t\u00e9, devient l\u2019\u00e9gal des autres personnages secondaires un peu vieillots et gomin\u00e9s. N\u2019ayant pas subi le travail de discrimination qui constitue toute la <em>strat\u00e9gie du casting pour les seconds r\u00f4les<\/em>, il ne fonctionne plus dans sa reconnaissance imm\u00e9diate et perturbe la lisibilit\u00e9 de l&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On peut identifier d\u2019autres m\u00e9canismes li\u00e9s \u00e0 cette notion trop g\u00e9n\u00e9rale de <em>casting<\/em>. Ainsi, le casting joue toujours un r\u00f4le aussi fondamental dans le langage cin\u00e9matographique envisag\u00e9 sous l\u2019angle de l\u2019industrie dans sa d\u00e9termination esth\u00e9tique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/SxRgGLhOC6U\" width=\"360\" height=\"200\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><em>The Birds<\/em> &#8211; Les <em>screen tests <\/em>de Tippi Hedren<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 12pt;\">Une typologie hollywoodienne des personnages<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019industrie culturelle cin\u00e9matographique s&rsquo;inscrit dans\u00a0une double logique de production et de r\u00e9ception industrialis\u00e9e. Celle-ci\u00a0est mat\u00e9rialis\u00e9e\u00a0par une strat\u00e9gie de communication globale, cin\u00e9matographique et pas seulement filmique. Cette strat\u00e9gie\u00a0s\u2019adjoint une typologie des r\u00f4les qui rappelle la <em>Commedia dell\u2019arte<\/em>, dans laquelle des personnages r\u00e9currents \u00e9taient investis par diff\u00e9rents acteurs. Arlequin, Pierrot, Colombine, Pantalon\u2026 les spectateurs les reconnaissaient \u00e0 chaque nouvelle repr\u00e9sentation. On pourrait citer aussi la tradition du Guignol lyonnais\u2026 et le th\u00e9\u00e2tre classique.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_29863\" aria-describedby=\"caption-attachment-29863\" style=\"width: 360px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/comediagifremanie.gif\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-29863 size-full\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/comediagifremanie.gif\" alt=\"lisibilit\u00e9\" width=\"360\" height=\"200\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-29863\" class=\"wp-caption-text\">Les personnages de la <em>Comedia dell&rsquo; arte<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les d\u00e9tracteurs d\u2019Hollywood dans sa version \u00ab <em>entertainment<\/em> \u00bb, les m\u00eames qui d\u00e9fendent, comme le disait Adorno, un Hollywood des films \u00e0 th\u00e8se, plus sociaux, plus \u00ab haut de gamme \u00bb, oublient un \u00e9l\u00e9ment qui n&rsquo;a pas \u00e9chapp\u00e9\u00a0aux deux co-inventeurs du concept de <em>Kulturindustrie<\/em>. Les produits moins respectables et moins pr\u00e9tentieux remplissent souvent mieux leur contrat social et psychologique de <em>sublimation<\/em> \u2014 il y a un \u00e9quivalent \u00ab <em>Commedia dell\u2019arte<\/em> \u00bb \u00e0 cette cr\u00e9ation de grands types de personnages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pensons \u00e0\u00a0l&rsquo;arch\u00e9type hollywoodien de la blonde \u00e9cervel\u00e9e et cynique. Si Marilyn Monroe, dans <em>Les Hommes pr\u00e9f\u00e8rent les blondes<\/em> de Howard Hawks, en est une incarnation \u00e9clatante et Jayne Mansfield, dans <em>La Blonde et moi<\/em> de Frank Tashlin, la caricature assum\u00e9e, elles ne sont ni les premi\u00e8res ni les derni\u00e8res \u00e0 habiter le r\u00f4le.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><iframe loading=\"lazy\" src=\"\/\/www.youtube.com\/embed\/xRyWyGURcTU\" width=\"360\" height=\"200\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">Se maquiller comme Marilyn Monroe ?<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elles renouent\u00a0avec <em>La Blonde platine<\/em>, en 1931, de Frank Capra avec Jean Harlow, au d\u00e9but du parlant. Plus pr\u00e8s de nous, <em>Une vraie Blonde<\/em> de Tom DiCillo, le r\u00e9alisateur de <em>\u00c7a tourne \u00e0 Manhattan<\/em>, reprend le flambeau. Et que dire d\u2019Alfred Hitchcock avec Grace Kelly ou son clone Tippi Hedren ?<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 12pt;\">Les clowns repentis : le mirage du film haut de gamme<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les biographies autoris\u00e9es ou non de Marilyn Monroe, un des rares <em>clowns g\u00e9niaux f\u00e9minins<\/em>, on est surpris par la volont\u00e9 de la star de se cultiver et de tourner des \u00ab films s\u00e9rieux \u00bb. On retrouve souvent, \u00e0 un moment charni\u00e8re de leur carri\u00e8re et l\u2019\u00e2ge avan\u00e7ant, cette revendication de vedettes internationales ayant commis des \u0153uvres l\u00e9g\u00e8res, jubilatoires. Et peut-\u00eatre <em>sublimatoires<\/em> au sens freudien. Bref des produits culturels de divertissement sans pr\u00e9tention et assumant leur ancrage dans l\u2019industrie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pensons d\u2019abord \u00e0 Jane Fonda devenue <em>passionaria<\/em>. Julia Roberts d\u00e9laissant les com\u00e9dies romantiques pour un film de \u00ab critique sociale \u00bb. La profession lui donne l\u2019Oscar de la meilleure actrice en 2000 pour <em>Erin Brockovich<\/em>. Le\u00a0formidable grimacier Jim Carrey, seul \u00e0 r\u00e9incarner les personnages de clowns infantiles (<em>Ace Ventura<\/em>, <em>Dumb &amp; Dumber<\/em>) tenus par cet autre <em>Auguste<\/em>, Jerry Lewis. Il\u00a0cherche ses quartiers d\u2019acteur dans la critique m\u00e9diatique de <em>The Truman show<\/em> (1998). Marilyn Monroe \u00e9pouse Arthur Miller, l\u2019auteur de la pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre classique <em>Les <\/em><em>Sorci\u00e8res de Salem<\/em> (1953), et prend des cours \u00e0 l\u2019<em>Actor\u2019s Studio<\/em>. Elle\u00a0essaie, en partie, d\u2019\u00e9chapper \u00e0 son emploi pour une <em>chim\u00e8re psychologisante et sociologisante <\/em>en pleine m\u00e9connaissance de son g\u00e9nie comique. Or cette aspiration montre toute l\u2019incompr\u00e9hension de l\u2019actrice et le d\u00e9faut de reconnaissance par son entourage sur son propre travail.<\/p>\n<h2><span style=\"font-size: 14pt;\">Une question qui f\u00e2che<\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour les d\u00e9tracteurs des premiers th\u00e9oriciens de l&rsquo;\u00c9cole de Francfort, il existe deux pommes de discorde :<em> le jazz et le cin\u00e9ma<\/em>. A la question : <em>le cin\u00e9ma, art ou industrie ?<\/em> ils r\u00e9pondent par la <em>r\u00e9conciliation possible de l&rsquo;art et de l&rsquo;industrie,<\/em> l&rsquo;av\u00e8nement de grands films populaires de qualit\u00e9. Le cin\u00e9ma serait donc un art (le septi\u00e8me) <em>et<\/em> une industrie. Comme preuve, les cin\u00e9philes de la vieille \u00e9cole mobilisent toute l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma, et leur cin\u00e9philie pourtant d\u00e9laiss\u00e9e par la jeune g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 12pt;\">Le devenir d&rsquo;une industrie<\/span><\/h3>\n<p>Mon hypoth\u00e8se, c&rsquo;est qu&rsquo;il y aurait deux p\u00e9riodes dans l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La premi\u00e8re, c&rsquo;est la constitution d&rsquo;un langage en construction qui permet \u00e0 des cin\u00e9astes d&rsquo;innover dans une <em>industrie naissante<\/em> qui a besoin de cr\u00e9ateurs pour surprendre le spectateur par des trouvailles formelles. Mais rapidement, comme l&rsquo;\u00e9crit Deleuze, l&rsquo;histoire du cin\u00e9ma devient un long <em>martyrologe<\/em> : Eisenstein, Stroheim, Welles, etc. Ils sont remplac\u00e9s par des cr\u00e9atifs comme dans la publicit\u00e9 qui reste le mod\u00e8le des industries culturelles. Alors s&rsquo;op\u00e8re un lent fondu encha\u00een\u00e9 vers la deuxi\u00e8me p\u00e9riode o\u00f9 le curseur entre art et industrie se d\u00e9porte vers ce dernier p\u00f4le. C&rsquo;est peut-\u00eatre aussi dans ce sens que Jean-Luc Godard parlait de la mort du cin\u00e9ma.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien s\u00fbr, il y a eu l&rsquo;av\u00e8nement de la t\u00e9l\u00e9vision et la fin des cin\u00e9mas de quartier o\u00f9 on encha\u00eenait, d&rsquo;une semaine l&rsquo;autre, <em>Maciste, l&rsquo;homme le plus fort du monde<\/em>, un p\u00e9plum, et <em>Le M\u00e9pris<\/em> de Godard. Le public populaire captif de la salle dans sa rue se pr\u00e9cipitait pour voir les fesses de Brigitte Bardot, s&rsquo;attendant \u00e0 la suite de <em>Et Dieu cr\u00e9a la femme<\/em> !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien entendu, la technique \u00e9volue, son et image. Mais pas forc\u00e9ment la <em>technique esth\u00e9tique<\/em> dont parle Adorno quand il d\u00e9veloppe les quatre concepts majeurs de sa <em>Th\u00e9orie esth\u00e9tique<\/em>\u00a0 : mat\u00e9riau, forme, technique, industrie. L&rsquo;industrie, elle, met en avant une r\u00e9volution technique avec les images de synth\u00e8se qui soutiennent souvent des sc\u00e9narios indigents et des remakes tous azimuts ; avec le son qui entoure la salle ; et avec la 3D pour les nouveaux films d&rsquo;animation. On r\u00e9active le <em>cin\u00e9ma en relief<\/em>, vieille arl\u00e9sienne du cin\u00e9ma, avec de nouvelles lunettes, mais qui se heurte, une fois encore, aux limites d&rsquo;un imaginaire emprisonn\u00e9 paradoxalement entre les quatre murs d&rsquo;une esp\u00e8ce de sc\u00e8ne de th\u00e9\u00e2tre. O\u00f9 sont les Abel Gance d&rsquo;aujourd&rsquo;hui qui sauraient exp\u00e9rimenter de nouvelles formes dans leurs \u0153uvres plut\u00f4t que d&rsquo;innover industriellement pour renouveler un produit ? Et d&rsquo;ailleurs l&rsquo;industrie telle qu&rsquo;elle devenue \u2014 ce qu&rsquo;avaient anticip\u00e9 Horkheimer et Adorno \u2014 leur laisserait-t-elle les mains libres ?<\/p>\n<h3><span style=\"font-size: 12pt;\">L&rsquo;exemple Hitchcock<\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il n&rsquo;a pas \u00e9chapp\u00e9 aux lecteurs de cet article que bon nombre des illustrations sont extraites des films d&rsquo;Alfred Hitchcock et pour cause !<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Alfred Hitchcock qui \u00e0 la fois avait le nez sur le <em>box office<\/em> et jouait avec les attentes de ses spectateurs<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Un r\u00e9alisateur qui\u00a0ma\u00eetrisait \u00e0 plein\u00a0le langage cin\u00e9matographique hollywoodien des studios, un s\u00e9mioticien pratique, mais qui a exp\u00e9riment\u00e9 au plan formel.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Un roi de la communication publicitaire dans ses bandes annonces.<\/li>\n<li>\u00a0<\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>J&rsquo;ouvre le d\u00e9bat aupr\u00e8s de nos lecteurs cin\u00e9philes qui peuvent commenter cet article :<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\"><em>Hitchcock, simple agent de l&rsquo;industrie culturelle hollywoodienne ou artiste au Panth\u00e9on du Septi\u00e8me Art ?<\/em><\/li>\n<li><em>Peut-on devenir Hitchcock aujourd&rsquo;hui\u00a0 ?<\/em><\/li>\n<\/ul>\n<div class=\"su-note\"  style=\"border-color:#b7b9c2;border-radius:3px;-moz-border-radius:3px;-webkit-border-radius:3px;\"><div class=\"su-note-inner su-u-clearfix su-u-trim\" style=\"background-color:#d1d3dc;border-color:#ffffff;color:#000000;border-radius:3px;-moz-border-radius:3px;-webkit-border-radius:3px;\"><div class='content-column one_half'><p style=\"text-align: justify;\"><strong>Cet \u00ab effet \u00bb enrichit la s\u00e9quence et n&rsquo;est pas gratuit.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a \u00e9t\u00e9 mis au point par le cam\u00e9raman Irmin Roberts pour Hitchcock, et est r\u00e9alis\u00e9 gr\u00e2ce \u00e0 la combinaison de deux mouvements : un traveling de la cam\u00e9ra compens\u00e9 par un zoom (d\u2019o\u00f9 le nom \u00ab travelling compens\u00e9 \u00bb). L\u2019un des mouvement est donc compens\u00e9 par l\u2019autre : si on choisi le travelling arri\u00e8re, on fera un zoom avant pour que notre personnage principal garde la m\u00eame taille \u00e0 l\u2019\u00e9cran. Cela aura pour effet de compresser la perspective. Dans le cas d\u2019un travelling avant, on compensera avec un zoom arri\u00e8re ce qui allongera la perspective.<\/p><\/div><div class='content-column one_half last_column'><figure id=\"attachment_29843\" aria-describedby=\"caption-attachment-29843\" style=\"width: 237px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-29843 size-full\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/vertigogif.gif\" alt=\"lisibilit\u00e9\" width=\"237\" height=\"140\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-29843\" class=\"wp-caption-text\">Effet <em>Vertigo, <\/em>Hitchcock<em><br \/>\n<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div><div class='clear_column'><\/div><\/div><\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>BIBLIOGRAPHIE<\/strong><\/p>\n<p>ADORNO, T. W., <em>Th\u00e9orie esth\u00e9tique<\/em>, Paris, Klincksieck (traduction fran\u00e7aise Marc Jimenez), 1982.<\/p>\n<p>ADORNO, T. W., HORKHEIMER, M., <em>La Dialectique de la raison<\/em>, Paris, Gallimard, \u00ab Tel \u00bb (traduction fran\u00e7aise Eliane Kaufholz), 1974.<\/p>\n<p>AUGROS, Jo\u00ebl, <em>L\u2019argent d\u2019Hollywood<\/em>, Paris, L\u2019Harmattan, collection \u00ab Champs visuels \u00bb, 1996.<\/p>\n<p>BAZIN, Andr\u00e9, <em>Qu\u2019est-ce que le cin\u00e9ma ? I.Ontologie et langage<\/em>, Paris, \u00c9ditions du Cerf, collection \u00ab 7e art \u00bb, 1958.<\/p>\n<p>BURCH, No\u00ebl, <em>La Lucarne de l\u2019infini, naissance du langage cin\u00e9matographique<\/em>, Nathan, collection \u00ab Cin\u00e9ma et image \u00bb, 1991.<\/p>\n<p>CAPRA, Frank,<em> Hollywood story<\/em>, Paris, Stock (traduction fran\u00e7aise Ronald Blunden), 1976.<\/p>\n<p>DELEUZE, Gilles, <em>L\u2019Image-mouvement<\/em>, Paris, \u00c9ditions de Minuit, collection \u00ab Critique \u00bb, 1983.<\/p>\n<p>HIVER, Marc, <em>Adorno et les industries culturelles \u2014 communication, musique et cin\u00e9ma<\/em>, Paris, L&rsquo;Harmattan, collection \u00ab Communication et civilisation \u00bb, 2010.<\/p>\n<p>KASPI, A., BERTRAND, C.J., HEFFER, J., <em>La Civilisation am\u00e9ricaine<\/em>, Paris, Presses Universitaires de France, 1979.<\/p>\n<p>LANGE, Eric, <em>\u00c0 la recherche du son<\/em>, \u00ab Les premiers pas du cin\u00e9ma \u00bb, DVD 52\u2019, Lobster.<\/p>\n<p>METZ, Christian, <em>Langage et cin\u00e9ma<\/em>, Paris, Larousse, collection \u00ab Langue et langage \u00bb, 1971.<\/p>\n<p>MORIN, Edgar, <em>Les Stars<\/em>, \u00c9ditions de Minuit, 1957.<\/p>\n<p>SADOUL, Georges, <em>Histoire du cin\u00e9ma mondial des origines \u00e0 nos jours<\/em>, Paris, Flammarion, 1949.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/author\/mariv\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Lire les articles de Marc Hiver<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/bouton-citer.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-full wp-image-7069\" src=\"http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/bouton-citer.jpg\" alt=\"bouton citer\" width=\"150\" height=\"93\" \/><\/a>HIVER Marc, \u00abLisibilit\u00e9 filmique et industrie cin\u00e9matographique &#8211; Marc HIVER \u00bb, <em>Articles<\/em> [En ligne], Web-revue des industries culturelles et num\u00e9riques, 2018, mis en ligne le 1er f\u00e9vrier 2018. URL : http:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/lisibilite-filmique-industrie-cinematographique-marc-hiver\/<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><div class=\"su-divider su-divider-style-default\" style=\"margin:15px 0;border-width:3px;border-color:#999999\"><a href=\"#\" style=\"color:#999999\">Aller en haut<\/a><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La lisibilit\u00e9 d\u2019un film participe dans l\u2019industrie culturelle cin\u00e9matographique et notamment hollywoodienne \u00e0 dissiper l\u2019angoisse commerciale qui taraude tout producteur. <\/p>\n","protected":false},"author":5,"featured_media":29814,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"colormag_page_container_layout":"default_layout","colormag_page_sidebar_layout":"default_layout","footnotes":""},"categories":[1018,11,3],"tags":[],"coauthors":[928],"class_list":["post-29746","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-article","category-cinema","category-industries-culturelles"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29746","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/users\/5"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=29746"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/29746\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/media\/29814"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=29746"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=29746"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=29746"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/industrie-culturelle.fr\/industrie-culturelle\/wp-json\/wp\/v2\/coauthors?post=29746"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}