altérité Archive

Dans la cinquième saison de la série, à un moment où tout espoir a disparu, le leader des survivants, l'ex-shérif Rick Grimes déclare à son groupe « We are the walking dead ». Cette formule désespérée du héros met en lumière le lien entre les zombies et les humains. En effet, le zombie ressemble à un humain auquel on aurait arraché sa conscience. Le zombie est donc une figure métaphorique d’un sujet contemporain absent de lui-même, c'est-à-dire qu’il n'a pas conscience d'exister et ne ressent rien. C'est un homme vivant à l'extérieur et mort à l'intérieur, un mort-vivant.

« The Walking Dead » : survivre en milieu apocalyptique – Anne-Lise MELQUIOND

Dans la cinquième saison de la série, à un moment où tout espoir a disparu, le leader des survivants, l’ex-shérif Rick Grimes déclare à son groupe « We are the walking dead ». Cette formule désespérée du héros met en lumière le lien entre les zombies et les humains. En effet, le zombie ressemble à un humain auquel on aurait arraché sa conscience. Le zombie est donc une figure métaphorique d’un sujet contemporain absent de lui-même, c’est-à-dire qu’il n’a pas conscience d’exister et ne ressent rien. C’est un homme vivant à l’extérieur et mort à l’intérieur, un mort-vivant.

Au moment où des théories complotistes redoublent en intensité sur la Toile dans le sillage des événements récents, Marc Hiver revient sur la généalogie du concept de la Kulturindustrie chez Adorno et Horkheimer, en tissant des liens entre les chapitres disparates de leur livre classique, Dialectique de la Raison. Nietzche, pour qui la mort du Dieu chrétien serait le marqueur d'une crise de la rationalité, est une référence incontournable pour les deux philosophes francfortiens. Marc Hiver conclut que la crise épistémologique de la rationalité doit être analysée du point de vue de la Raison, pas sous la forme d'une pensée irrationnelle, et a fortiori, pas celle des sophistes qui sévissent actuellement sur la Toile.

Kulturindustrie et crise de la rationalité – Marc HIVER

Au moment où des théories complotistes redoublent en intensité sur la Toile dans le sillage des événements récents, Marc Hiver revient sur la généalogie du concept de la Kulturindustrie chez Adorno et Horkheimer, en tissant des liens entre les chapitres disparates de leur livre classique, Dialectique de la Raison. Nietzche, pour qui la mort du Dieu chrétien serait le marqueur d’une crise de la rationalité, est une référence incontournable pour les deux philosophes francfortiens. Marc Hiver conclut que la crise épistémologique de la rationalité doit être analysée du point de vue de la Raison, pas sous la forme d’une pensée irrationnelle, et a fortiori, pas celle des sophistes qui sévissent actuellement sur la Toile.

S’il est un lieu commun théorique bien ancré, c’est celui de la distinction fond/forme.  Le remettre en cause implique une prise en compte de la dimension esthétique qui ne réduise pas le travail de la forme à une mise en forme, une sorte d'in-formation. Étudier l'articulation entre dimension esthétique et dimension sociologique dans une œuvre artistique - par rapport aux logiques et enjeux des produits culturels - revient à s'interroger sur la circulation d’objets énigmatiques bouleversant le modèle simpliste d'une communication créative à message - de type publicitaire - ou à thèse .

Forme esthétique et contenu [social] sédimenté – Marc HIVER

S’il est un lieu commun théorique bien ancré, c’est celui de la distinction fond/forme. Le remettre en cause implique une prise en compte de la dimension esthétique qui ne réduise pas le travail de la forme à une mise en forme, une sorte d’in-formation. Étudier l’articulation entre dimension esthétique et dimension sociologique dans une œuvre artistique – par rapport aux logiques et enjeux des produits culturels – revient à s’interroger sur la circulation d’objets énigmatiques bouleversant le modèle simpliste d’une communication créative à message – de type publicitaire – ou à thèse .

Si les études sur la personnalité autoritaire se sont inspirées de la structure masochiste développée par la propagande fasciste, elles ont peu à peu été appliquées à un contexte apparemment beaucoup moins dramatique, mais pour T.W. Adorno tout aussi insidieux : l'industrialisation et la marchandisation de la culture au cœur-même de nos démocraties révélant leur côté obscur, démagogique. Tenter de contrôler de l'intérieur le bon plaisir, l'imaginaire, la part de rêve et d'utopie du consommateur de biens culturels, est un enjeu idéologique qui traverse les sphères esthétique, sociale et politique.

Imaginaire, rêve et plaisir – Marc HIVER

Si les études sur la personnalité autoritaire se sont inspirées de la structure masochiste développée par la propagande fasciste, elles ont peu à peu été appliquées à un contexte apparemment beaucoup moins dramatique, mais pour T.W. Adorno tout aussi insidieux : l’industrialisation et la marchandisation de la culture au cœur-même de nos démocraties révélant leur côté obscur, démagogique. Tenter de contrôler de l’intérieur le bon plaisir, l’imaginaire, la part de rêve et d’utopie du consommateur de biens culturels, est un enjeu idéologique qui traverse les sphères esthétique, sociale et politique.

Interroger l’analogie entre le mouvement de l’image et le mouvement en musique revient à opérer la critique d’une évidence du sens commun cinéphilique et des pratiques musicales de l'industrie culturelle cinématographique.  Inverser le rapport du son (surtout de la musique) et de l’image dans une sorte de renversement copernicien, impliquant que c’est l’image qui tournerait autour du son et pas l’inverse, remettrait in fine en cause le dogme toujours en vigueur d’un « monde des images ».

Le mouvement : la question en musique et au cinéma – Marc HIVER

Interroger l’analogie entre le mouvement de l’image et le mouvement en musique revient à opérer la critique d’une évidence du sens commun cinéphilique et des pratiques musicales de l’industrie culturelle cinématographique. Inverser le rapport du son (surtout de la musique) et de l’image dans une sorte de renversement copernicien, impliquant que c’est l’image qui tournerait autour du son et pas l’inverse, remettrait in fine en cause le dogme toujours en vigueur d’un « monde des images ».