Tyrannie du rire et du fun – Marc HIVER

Comme il est indiqué dans le titre, cet article inclut des rires en boîte à la demande (RAD). Pourquoi les sitcoms devraient avoir le privilège de cette avancée technologique considérable dans l'instrumentalisation de la réception des produits culturels médiatiques ? Rire n'est plus l'irruption du hoquet d'Aristophane au Banquet des pseudo- philosophes, des faux sérieux et des vrais marionnettes médiatiques, il devient une injonction paradoxale d'évitement sur tous les écrans d'une réalité sociale en crise. Cet article apporte donc sa contribution à l'accompagnement industrialisé d'une recherche universitaire résolument plus fun.

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Rire n'est plus l'irruption du hoquet d'Aristophane au Banquet des pseudo-philosophes, des faux sérieux et des vraies marionnettes médiatiques, il devient une injonction paradoxale d'évitement sur tous les écrans d'une réalité sociale en crise, une tyrannie du rire et du fun. Cet article apporte donc sa contribution à l'accompagnement industrialisé d'une recherche universitaire résolument plus fun.

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Le rire est le propre de l'homme, pas la tyrannie du rire

Cet article sur la tyrannie du rire était prévu pour février 2015. Mais, juste avant sa parution, après les massacres commis par des intégristes au bureau de Charlie Hebdo et à l'Hyper Casher le 7 et le 9 janvier, il m'a semblé qu'il pourrait prêter à confusion. En effet, il ne s'agit pas ici de dénoncer le rire, le propre de l'homme, comme l'écrivait Rabelais, mais son dévoiement par l'industrialisation dans tous les médias, de la télévision à Internet, la tyrannie du rire et du fun. En période de crise fleurit une pépinière de comiques volontaires ou involontaires (les fameux bêtisiers...) qui envahissent tous les écrans. Loin de prendre des risques dans une véritable dimension critique, la satire ou la caricature sociale, politiques ou religieuse, beaucoup se contentent, en ciblant telle tranche d'âge, de moquer nos petits travers quotidiens par le biais de portraits pointant le ridicule de l'autre, ce boloss impénitent.

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Avis aux lecteurs, Gargantua, Rabelais, 1534.

Ce n'est pas tout à fait la même chose quand Freud, dans Le mot d'esprit et son rapport avec l'inconscient, montre que le mot d'esprit permet de renvoyer la balle indirectement à un plus puissant que soi. Dans la citation ci-dessous la mise en doute de la mère du prince ne renvoie pas tout à fait aux blagues du type « ta mère » qui fleurissent dans les banlieues à l'image du : « Ta mère est tellement grosse qu'on la voit sur Google Earth » ou des dérivés du désormais « Nique te mère » d'anthologie :

L'obstacle à l'agression, que l'esprit aidait à tourner, était, dans ces cas, d'ordre intérieur — à savoir, la révolte esthétique contre l'invective ; d'autres fois il peut être d'ordre purement extérieur. Il en est ainsi lorsque Serenissimus [prince ou personnage de très haut rang NdE], frappé de la ressemblance qu'un étranger offrait avec lui-même, demande : « Ta mère a-t-elle habité la résidence ? » et reçoit du tac au tac la réponse : « Non pas ma mère, mais mon père. » L'interlocuteur voudrait sûrement assommer le malotru qui, par cette allusion, ose salir la mémoire de sa mère chérie. Mais ce malotru est Serenissimus, que l'on ne peut frapper, ni même offenser, sans expier cette vengeance durant toute sa vie. Il eût donc fallu sans mot dire avaler l'outrage. Heureusement l'esprit offre la possibilité de rendre, sans danger, à autrui, la monnaie de sa pièce, de saisir l'allusion par le moyen technique de l'unification et de la retourner contre l'assaillant. L'impression du spirituel est ici si intimement déterminée par la tendance que, en présence de la riposte spirituelle, nous tendons à oublier que la question agressive elle-même joue de l'esprit par allusion. Si fréquent est l'obstacle créé à l'injure ou à la riposte. (p. 94)

Les industries culturelles dans leur prétention à produire pour le peuple (par des industriels) n'ont plus rien à voir avec les arts et traditions populaires (par et pour le peuple). Dans ces dernières, tout un pan de résistance renvoie à la figure de l'ironie, ce procédé de style qui consiste à affirmer le contraire de ce que l'on veut faire entendre dans le but de railler, par exemple une dictature, comme dans la Grèce des colonels. Ainsi, Le Karagöz turc et le Karaghiozis grec sont deux manières, proches dans l'esprit, d'exprimer les revendications du petit peuple face aux tenants du pouvoir. Associé, à l'origine, au culte des morts et des divinités infernales, cet art de marionnettes est devenu un art populaire où s'expriment les qualités esthétiques, dramatiques et musicales de la Grèce et de la Turquie. Il est l'équivalent de notre Guignol en but à la censure du Second Empire. Personnage subversif, le Karaghiozis, dont le mot signifie "oeil noir" en turc, est né à l'époque de la domination ottomane. Homme du peuple laid et bossu aux mille métiers et aux mille misères, pauvre, ainsi qu'en attestent ses vêtement rapiécés, imbattable dans l'art de se faire prendre pour un demeuré, Karaghiozis est le représentant du peuple opprimé qui saura, par la ruse, triompher des puissants. Et lorsque les dernières guerres ont amené en Grèce d'autres envahisseurs que les Turcs, les pièces les plus anciennes du répertoire ont soudainement pris des accents de résistance nationale.

Les non-dupes errent

Comme le disait le psychanalyste Jacques Lacan, à la rentrée 1973 de son séminaire numéro XXI (dont le titre est un mot d'esprit qui rappelle la séance du 26 novembre 1963 « Introduction aux Noms du Père ») : les noms du père/les non-dupes errent... J'extrapole ici à partir du champ psychanalytique vers celui des industries culturelles qui, de toute façon, à l'exemple de nombre d'articles de la Web-revue, implique une dimension freudienne. Et puisque la publicité est le modèle des industries culturelles comme le rappelle T.W. Adorno et Max Horkheimer dans « La production industrielle de biens culturels » (Kulturindustrie), force est de constater que les spots, idéologiques par essence : le mensonge sur les produits et les marques, si tant est que l'idéologie chez Marx et Engels (L'Idéologie allemande) est une réalité inversée. Plus un produit est vanté comme authentique, camembert, yaourts, etc., plus il est le fruit d'une industrialisation forcenée et de son corollaire, l'instrumentalisation de la réception. Mais le plus souvent, avec une petite touche finale à la fin du message publicitaire : « sa chute », comme un clin d'œil, une pirouette pour nous rappeler que, dans le meilleur des mondes capitalistes, nous sommes libres, qu'on ne nous prend pas pour des dupes, mais que, finalement, nous n'existons que comme consommateur.

Rappel théorique

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La Nature et la fonction du père sont comprises par Jacques Lacan sous l'angle symbolique. L'enfant est dans un rapport imaginaire avec la mère. Il faut donc un tiers qui vienne faire la séparation. Mais attention : par exemple, dans les sociétés matriarcales, dites primitives, la fonction paternelle est assurée par le frère de la mère de l'enfant. Ainsi, le nom du père est aussi le non du père, non à la relation totalement fusionnelle, fantasmatique, imaginaire à la mère. La fonction paternelle introduit l'enfant à l'ordre du symbolique, à l'ordre du langage pour lui permettre de s'insérer dans le réel, qui n'existe pas sans les mots pour le dire.

Ainsi, les non dupes errent : ils souffrent, sinon de ne pas accéder à la métaphore paternelle comme les psychotiques, du moins d'appauvrir leur patrimoine en mots pour décrire les choses qui les entourent.

En proposant le retour à un imaginaire fantasmatique à des fins purement commerciales, la publicité, modèle des industries culturelles, ne participe-t-elle pas à faire échec pour le consommateur à la figure d'autorité, à la dimension critique : le « non » du père, en lui proposant son propre jeu de miroirs, son propre jeu de dupes ? Et le « tout rigolade » n'y participe-t-il pas aussi ? C'est une piste à explorer.

Et comme le conclut Louis Althusser dans Freud et Lacan (janvier 1964) :

... Le sujet humain est décentré, constitué par une structure qui elle aussi n'a de « centre » que dans la méconnaissance imaginaire du « moi », c'est-à-dire dans les formations idéologiques où il se « reconnaît ».

Par là, on l'aura noté, nous est sans doute ouverte une des voies par lesquelles nous parviendrons peut-être un jour à une meilleure intelligence de cette structure de la méconnaissance, qui intéresse au premier chef toute recherche sur l'idéologie.

Lol or not lol, that is the question

Rires préenregistrés et interpassivité

Ceux qui louent le potentiel démocratique des nouveaux médias se concentrent, en règle générale, sur ces aspects : comment le cyberespace offre la possibilité à une large majorité de rompre avec la position de spectateur passif d’un spectacle créé par d’autres et de participer activement non seulement au spectacle, mais, de plus en plus, à l’élaboration des règles mêmes du spectacle… L’interpassivité n’est-elle pas toutefois l’autre face de cette interactivité ? L’envers nécessaire de mon interaction avec l’objet n’est-il pas cette situation où l’objet lui-même me prend ma propre réaction passive de satisfaction (ou d’ennui ou de rire), m’en prive, en sorte que c’est l’objet lui-même qui prend plaisir au spectacle à ma place, me soulageant du devoir « surmoïque » de m’amuser… ? N’est-ce pas d’interpassivité qu’il s’agit dans un grand nombre d’affiches, ou de films, publicitaires qui, d’une certaine façon, jouissent du produit à notre place, à l’instar des boîtes de Coca dont la mention « Ah, quel goût ! » annonce à l’avance la réaction du consommateur idéal.

(Slavoj Zizek [2015] « Fétichisme et subjectivation interpassive » in Marxismes au 21e siècle : séminaire en partenariat avec Espaces-Marx, la Fondation Gabriel-Péri, le séminaire « Lectures de Marx » [ENS Ulm].

 

...au rire à en vomir sur le Net

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La tyrannie du rire, la tyrannie du fun

Extrait le l'interview de Fabrice Luchini dans Le Parisien

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Thierry Dague, journaliste, demande : en ce moment, le rire a plutôt la cote…

Fabrice Luchini, comédien : On est dans la tyrannie du rire obligatoire. Le drame de l’époque, c’est l’esprit Canal, cette mécanique de la déconne. C’est un totalitarisme ! On n’en peut plus des rires forcés à la télé. Nagui, Hanouna… ils pensent lutter contre l’esprit de sérieux. L’esprit de sérieux, c’est affreux, mais ne pas être sérieux, c’est pire. T’as compris la nuance ?”

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Déjà, dans le texte inaugural sur l'industrie culturelle, T.W. Adorno et Max Horkheimer soulignaient dans « Kulturindustrie » (« La Production industrielle de biens culturels ») dans La Dialectique de la raison :

Le Fun est un bain d’acier. L’industrie du divertissement prescrit inlassablement ce remède. Pour elle, le rire permet de créer une sensation trompeuse de bonheur. Or, les moments heureux se passent du rire, seules les opérettes, puis les films présentent le sexe avec des éclats de rire... Mais un Baudelaire est aussi dénué d’humour qu’un Hölderlin. […] Rire de quelque chose revient toujours à tourner quelque chose en dérision, et la vie qui selon Bergson transperce le mécanique n’est autre que cette vie barbare qui fait irruption, cette affirmation de soi qui saisit avec audace l’occasion de la joie collective pour célébrer l’abandon de ses scrupules. (p. 153)

Le rire, voire le fou rire est un impératif catégorique à la télévision

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La critique du rire tous azimuts n'est-elle pas le fait de quelques esprits intellectuels pétris de sérieux, confits dans un élitisme antidémocratique dont un Adorno (l'homme qui ne rirait jamais, qui n'aimerait ni le cinéma ni le jazz et ses produits dérivés) serait le parangon ? Après une journée de travail ne mérite-t-on pas son verre de rouge pour le travailleur français ou sa pinte de bière pour le travailleur anglais comme l'écrivait Karl Marx (aujourd'hui un whisky mondialisé) devant son divertissement en access prime time ? Et les adolescents leur vodka redbullisée devant les chaînes des apprentis comiques sur YouTube ?

Par parenthèses, dans la Web-revue des industries culturelles et numériques, nous ne revendiquons pas le rôle de gardien d'on ne sait quel temple de la Kulturindustrie, mais sur la base d’une pensée critique, voire négative, puisque toute théorie un peu consistante se doit d’être au moins critique, de prolonger, donc de trahir honnêtement nos grands prédécesseurs. Cette trahison est une trahison fidèle, mais orientée dans le sens d’un prolongement de cette pensée critique dans le champ des industries culturelles vers d’autres applications, vers d’autres objets.

 

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Merdre ! aurait dit Père Adorno

La peur du ridicule — le boloss

« Il m'a traité », disent les enfants. Aujourd'hui, on sait de quoi ils ont peur, à l'école primaire, au collège, au lycée, voire même à l'université : être traité directement ou indirectement de boloss, qui définit une personne faible et un peu naze (ou nase). C'est l'antonyme d'intellectuel : se faire traiter d'intello... au collège, au lycée, voire même à l'université tentée par la négation de la critique et de la recherche au profit d'une idéologie entrepreneuriale de court terme (y compris entre collègues, ce qui, par parenthèses, m'est arrivé dans mon université, comme si « enseignant-chercheur » était devenu une insulte !).

Car le rire peut tuer intellectuellement et physiquement. Ainsi, on pourrait revenir, comme le fait Müller-Doohm dans sa biographie, sur l’anecdote des trois étudiantes qui assaillirent Adorno, seins nus en exécutant une pantomime érotique pendant son cours. Elles participaient au mouvement des étudiants allemands activistes l’empêchant, quelques mois avant sa mort, de faire cours. Cette anecdote continue d’alimenter le portrait d’un vieux professeur qui n’aimait ni le jazz, ni le cinéma, ni le rire, ni même la vie. À ce propos, le biographe cite une interview donnée par Adorno dans le magazine Der Spiegel sous le titre : « Keine Angst vor dem Elfenbeinturm » [Aucune peur de la tour d’ivoire], où il explique pourquoi, l’air apparemment terrorisé, il a quitté son amphi : « Pourquoi chez moi, qui me suis constamment élevé contre toute répression de l’érotisme et contre les tabous sexuels ? Me ridiculiser et lâcher sur moi trois filles déguisées en hippies ! J’ai trouvé ça répugnant. L’effet amusant ainsi recherché, c’était au fond la réaction du petit bourgeois qui glousse quand il voit des filles aux seins nus. Naturellement, cette bêtise était calculée. »

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Un boloss fringant : le clown

Les Quatre Clowns Rudi Llata (Nolo, Pépi, Léo et Josélito)

Le duo clown blanc/Auguste s’impose à la fin du XIXe siècle, début de l'âge d'or du cirque, sur l'idée du rapport dominant/dominé. C'est le clown blanc qui détient le pouvoir et se joue de la naïveté de l'Auguste. C'est lui qui est le premier sur l’affiche, qui négocie les contrats, engage l'Auguste et fixe son salaire. C'est encore lui qui décide du déroulement du numéro et du nombre de coups de pieds que l'Auguste recevra. Footit et Chocolat, un des duos les plus connus à l'époque, était la parfaite illustration de ce fonctionnement basé sur les relations maître/esclave, Chocolat étant Noir comme son nom l'indique.

Par une sorte de dialectique du maître et de l'esclave, l'Auguste est devenu la véritable vedette des spectacles de cirque et le clown blanc un faire-valoir. Acrobate malgré lui, jongleur, chanteur, il joue de divers instruments, introduisant parfois, comme dans les chansons populaires, la figure mélodramatique du clown triste. Aujourd'hui, on le retrouve sous les traits de Ronald McDonald, un des symboles de McDo, se référant à un Auguste américain : Lou Jacobs, version hollywoodienne un peu aseptisée du clown. Mais, depuis un certain temps, le clown trouve un nouvel emploi : celui du clown démoniaque, figure incontournable des romans et des films d'horreur, comme Ça de Stephen King, le livre le plus vendu aux États-Unis en 1986. Quand à trop solliciter ses zygomatiques, on meurt de rire...

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Bibliographie

ADORNO, T. W., HORKHEIMER, M., « La Production industrielle de biens culturels » in La Dialectique de la raison, Paris, Tel Gallimard (trad. française Éliane Kaufholz), 1974.

ADORNO, T. W., EISLER, H., Musique de cinéma, Paris, L’Arche (traduction française Jean-Pierre Hammer), 1972.

ALTHUSSER, Louis, « Idéologie et appareils idéologiques d'État (notes pour une recherche) » (texte intégral). Originalement publié in La Pensée, n° 151, juin 1970.

ALTHUSSER, Louis, « Freud et Lacan », La Nouvelle Critique n°161-162, décembre-janvier, 1964-65.

FREUD, Sigmund,  Le mot d'esprit et son rapport avec l'inconscient, 1905.

KING, Stephen, Ça, Livre de poche, 1988.

LACAN, Jacques, « Les noms du père/les non-dupes errent » in Séminaire XXI, 1973.

MARX, Karl, ENGELS, Friedrich, L'Idéologie allemande, 1845-1846.

MULLER-DOOHM, Stefan, Adorno, une biographie, Paris, Gallimard (traduction française Bernard Lortholary), 2004.

RABELAIS, François, Gargantua, 1534.

ZIZEK, Slavoj, « Fétichisme et subjectivation interpassive » in Marxismes au 21e siècle : séminaire en partenariat avec Espaces-Marx, la Fondation Gabriel-Péri, le séminaire « Lectures de Marx » [ENS Ulm], 2015.

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bouton citerHIVER Marc, « La tyrannie du rire et du fun - Marc Hiver », Articles [En ligne], Web-revue des industries culturelles et numériques, 2015, mis en ligne le 1er novembre 2015. URL : http://industrie-culturelle.fr/industrie-culturelle/tyrannie-rire-fun-marc-hiver/

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    Marc Hiver

    A propos de l'auteur : Marc Hiver

    Enseignant-chercheur en sciences de l'information et de la communication, spécialiste d'Adorno et des industries culturelles Université Paris Nanterre. Dernier livre : "Adorno et les industries culturelles - communication, musique et cinéma", L'Harmattan, collection "communication et civilisation" (2011). Depuis septembre 2012, articles dans la Web-revue. Termine un roman satirique et philosophique de science fiction : Le Sommeil de la mort Une aventure coSmique du docteur Hiver Lire le premier chapitre dans son site perso : http://marc-hiver.fr