cultural studies Archive

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Octobre 2016 Contenu : 1 Le nouvel algorithme de Facebook dérape 2 L'humanité 2.0 en l'an 2100, science-fiction ? 3 L'envoi réussi d'un satellite « quantique » chinois, destiné à un usage commercial et militaire 4 Le marché des PC est dopé par l'essor du « gaming » (e-sport) 5 « Le Bureau des Légendes » est la série française la plus exportée 6 Snapchat (Snap Inc.) vient de lancer une version française de son application Discover 7 DeepMind fait des progrès importants dans la création des voix synthétiques

Actualités des industries culturelles et numériques #46, octobre 2016

Octobre 2016 Contenu : 1 Le nouvel algorithme de Facebook dérape 2 L’humanité 2.0 en l’an 2100, science-fiction ? 3 L’envoi réussi d’un satellite « quantique » chinois, destiné à un usage commercial et militaire 4 Le marché des PC est dopé par l’essor du « gaming » (e-sport) 5 « Le Bureau des Légendes » est la série française la plus exportée 6 Snapchat (Snap Inc.) vient de lancer une version française de son application Discover 7 DeepMind fait des progrès importants dans la création des voix synthétiques

Cet article ne se limite pas à une analyse de l'évolution des procédures dans la diffusion télévisée des événements sportifs, et de leur récupération (indue) par l'appareil militaire. Une étude sociologique qui mobilise des concepts avancés par Foucault (« examen », « panoptique ») dans un champ d'application inattendu, où un projet latent de société sécuritaire a pu s'expérimenter et s'enraciner sans heurts, et sans que les acteurs en soient conscients.

Filmer le sport, ça sert aussi à faire la guerre – Francis JAMES

Cet article ne se limite pas à une analyse de l’évolution des procédures dans la diffusion télévisée des événements sportifs, et de leur récupération (indue) par l’appareil militaire. Une étude sociologique qui mobilise des concepts avancés par Foucault (« examen », « panoptique ») dans un champ d’application inattendu, où un projet latent de société sécuritaire a pu s’expérimenter et s’enraciner sans heurts, et sans que les acteurs en soient conscients.

À l'occasion de la sortie de <em>Cultural Studies. Théories et méthodes</em> (Armand Collin, 2015), livre signé par deux jeunes universitaires, Maxime Cervulle et Nelly Quemener, la Web-revue a voulu leur poser des questions par écrit dans le but d'un dialogue contradictoire. Cervulle et Quemener représentent la « troisième génération » des Cultural Studies qui s'intéresse tout particulièrement aux « nouveaux sujets de l'émancipation ».

Les Cultural Studies – entretien avec Maxime Cervulle et Nelly Quemener

À l’occasion de la sortie de Cultural Studies. Théories et méthodes (Armand Collin, 2015), livre signé par deux jeunes universitaires, Maxime Cervulle et Nelly Quemener, la Web-revue a voulu leur poser des questions par écrit dans le but d’un dialogue contradictoire. Cervulle et Quemener représentent la « troisième génération » des Cultural Studies qui s’intéresse tout particulièrement aux « nouveaux sujets de l’émancipation ».

Dans la cinquième saison de la série, à un moment où tout espoir a disparu, le leader des survivants, l'ex-shérif Rick Grimes déclare à son groupe « We are the walking dead ». Cette formule désespérée du héros met en lumière le lien entre les zombies et les humains. En effet, le zombie ressemble à un humain auquel on aurait arraché sa conscience. Le zombie est donc une figure métaphorique d’un sujet contemporain absent de lui-même, c'est-à-dire qu’il n'a pas conscience d'exister et ne ressent rien. C'est un homme vivant à l'extérieur et mort à l'intérieur, un mort-vivant.

« The Walking Dead » : survivre en milieu apocalyptique – Anne-Lise MELQUIOND

Dans la cinquième saison de la série, à un moment où tout espoir a disparu, le leader des survivants, l’ex-shérif Rick Grimes déclare à son groupe « We are the walking dead ». Cette formule désespérée du héros met en lumière le lien entre les zombies et les humains. En effet, le zombie ressemble à un humain auquel on aurait arraché sa conscience. Le zombie est donc une figure métaphorique d’un sujet contemporain absent de lui-même, c’est-à-dire qu’il n’a pas conscience d’exister et ne ressent rien. C’est un homme vivant à l’extérieur et mort à l’intérieur, un mort-vivant.

À partir de la formule de Borges, « toute la métaphysique n’est qu’une partie de la littérature fantastique », on comprend que celle-ci (ainsi que les récits mythiques de la science-fiction) est la métaphysique de notre époque. Et c’est sans doute une des principales raisons du succès planétaire de Game of Thrones, à savoir son caractère allégorique d’un monde en proie à des querelles intestines, et en attente de la catastrophe qui semblerait imminente (« winter is coming »).

« Game of Thrones » ou les crises de l’empire – Anne-Lise MELQUIOND

À partir de la formule de Borges, « toute la métaphysique n’est qu’une partie de la littérature fantastique », on comprend que celle-ci (ainsi que les récits mythiques de la science-fiction) est la métaphysique de notre époque. Et c’est sans doute une des principales raisons du succès planétaire de Game of Thrones, à savoir son caractère allégorique d’un monde en proie à des querelles intestines, et en attente de la catastrophe qui semblerait imminente (« winter is coming »).

The Wire est une série appartenant à la quality TV que l’on peut définir par « l’ensemble de productions distinct de la télé-réalité et des séries dites à épisodes […] ces récits sérialisées se sont développés depuis une vingtaine d’années d’abord sur les chaînes câblées, puis sur d’autres supports. Alors que, dans la série traditionnelle, l’épisode reste l’unité narrative principale, qui apporte chaque fois une solution à un problème posé au début de ce dernier, les nouvelles séries fonctionnent plutôt comme des feuilletons : pris individuellement, les épisodes perdent tout ou partie de leur complétude habituelle et leur succession est par contre décisive pour la compréhension du récit »

« The Wire », sa « littérarité » et la question du réalisme – Anne-Lise MELQUIOND

The Wire est une série appartenant à la quality TV que l’on peut définir par « l’ensemble de productions distinct de la télé-réalité et des séries dites à épisodes […] ces récits sérialisées se sont développés depuis une vingtaine d’années d’abord sur les chaînes câblées, puis sur d’autres supports. Alors que, dans la série traditionnelle, l’épisode reste l’unité narrative principale, qui apporte chaque fois une solution à un problème posé au début de ce dernier, les nouvelles séries fonctionnent plutôt comme des feuilletons : pris individuellement, les épisodes perdent tout ou partie de leur complétude habituelle et leur succession est par contre décisive pour la compréhension du récit »